Serge Klars­feld à Clermont pour té­moi­gner d’une vie au ser­vice de la vé­ri­té

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Puy-de-dôme actualité - Confé­rence. Jeu­di 9 mars, à 20 heures, à la Mai­son des sciences de l’homme, 4 rue Le­dru, à Clermont-fer­rand

A l’in­vi­ta­tion du centre cultu­rel Jules-isaac, Serge Klars­feld se­ra, jeu­di 9 mars, à 20 heures, à la Mai­son des sciences de l’homme, à Clermont-fer­rand.

Au­pa­ra­vant, l’his­to­rien et mi­li­tant ira à la ren­contre des ly­céens et des étu­diants. « Le but est de sen­si­bi­li­ser les jeunes et les fu­tures gé­né­ra­tions contre l’an­ti­sé­mi­tisme, in­dique Sa­bi­no Mous­tac­chis, le pré­sident du centre cultu­rel Jules­isaac. Il faut leur rap­pe­ler ce qu’est la Shoah pour qu’ils ne soient pas confron­tés à la même si­tua­tion. »

Écri­vain, his­to­rien et avo­cat fran­co­is­raé­lien, dé­fen­seur de la cause des dé­por­tés juifs, il vien­dra échan­ger avec le pu­blic sur son der­nier ou­vrage Mé­moires, aux édi­tions Le Livre de Poche.

Dans cet ou­vrage, Beate et Serge Klars­feld té­moignent de leur com­bat, de­puis les an­nées 1960, pour lut­ter contre l’ou­bli de la Shoah, pour tra­quer et traî­ner les an­ciens na­zis de­vant les tri­bu­naux. Un couple, uni dans la vie et dans le com­bat, qui in­carne, de­puis près d’un de­mi­siècle, ce re­fus de l’ou­bli.

Dans leurs pas­sion­nants Mé­moires à quatre mains, c’est en ac­ti­vistes por­tés par un des­sein ex­cep­tion­nel que se pré­sentent Beate et Serge Klars­feld. « Beate est la femme dont je rê­vais, ca­pable de se trans­cen­der et de m’éle­ver au­des­sus de moi­même mal­gré mes dé­fauts », écrit Serge Klars­feld, se re­mé­mo­rant les pre­miers ins­tants de leur re­la­tion. C’était au prin­temps 1960, la jeune fille au pair al­le­mande, fille d’un mo­deste em­ployé d’as­su­rances en­rô­lé dans la Wehr­macht en 1939, et l’étu­diant à Sciences­po, né dans une fa­mille juive d’ori­gine rou­maine et dont le père n’est pas re­ve­nu d’au­sch­witz, se sont ren­con­trés sur un quai de mé­tro, à Pa­ris. Ma­riés trois ans plus tard, ils en­vi­sa­geaient une vie « ran­gée, stable ». Mais une exi­gence et une ur­gence se sont im­po­sées à eux et ont bou­le­ver­sé leurs sages plans.

La pré­fec­ture du Puy­de­dôme n’est pas to­ta­le­ment in­con­nue pour Serge Klars­feld. Ce der­nier était ve­nu, en gare de Cler­montFer­rand, pour l’inau­gu­ra­tion de la plaque rap­pe­lant que c’était de là qu’était par­ti le der­nier convoi de France pour Au­sch­witz, le 18 août 1944.

SERGE KLARS­FELD. Il se­ra à Clermont le jeu­di 9 mars pour une confé­rence à la Mai­son des sciences de l’homme.

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