Mais non, Mar­cel Ale­do n’est pas un schi­zo­phrène !

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Puy-de-dôme actualité - Jean-paul Gon­deau

Faut-il pré­ve­nir au moyen d’un as­té­risque quand nous pra­ti­quons le se­cond de­gré ?

En tout cas, le maire de Royat a dé­cou­vert à ses dé­pens, hier, à la pa­ru­tion de notre ar­ticle sur le par­rai­nage de Fran­çois Fillon, que cer­tains lec­teurs avaient du mal à sai­sir le sens fi­gu­ré.

Nous avons en ef­fet écrit que « Mar­cel Ale­do est de­ve­nu schi­zo­phrène », ce qui si­gni­fiait par mé­ta­phore qu’il dé­fen­dait le pro­gramme de Fran­çois Fillon tout en ré­prou­vant son com­por­te­ment. Un écar­tè­le­ment entre adhé­sion po­li­tique et condam­na­tion mo­rale qui vous laisse en porte­à­faux dans la conduite à te­nir : faut­il pas­ser outre la mo­rale et dé­fendre coûte que coûte les idées du can­di­dat LR ? Ou bien es­ti­mer comme beau­coup d’élus de son camp que ces idées doivent être in­car­nées et por­tées par un homme ir­ré­pro­chable ?

Ce que laisse d’ailleurs en­tendre le maire de Royat quand il in­siste sur un point : « Moi, je fais de la po­li­tique mais je ne vis pas de la po­li­tique. J’ai com­men­cé à tra­vailler à l’âge de 14 ans... »

On com­prend l’émoi de Mar­cel Ale­do après avoir re­çu, hier ma­tin, des coups de té­lé­phone l’in­ter­ro­geant sur la réa­li­té de cette pré­ten­due pa­tho­lo­gie. Mais non, bien sûr que le maire de Royat n’est pas at­teint de schi­zo­phré­nie ai­guë ! On peut même avan­cer que son po­si­tion­ne­ment est clair, franc et uni­voque vis­à­vis de Fran­çois Fillon qu’il ne sou­tien­dra plus.

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