Ch­ris­tophe Maé a trou­vé le bon­heur

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Si on sortait - Franck Char­vais

Qui, cet été, n’a pas fre­don­né Il est où le bon­heur, il est où ? Pour cer­tains et sur­tout pour cer­taines, le bon­heur se­ra au Zé­nith d’auvergne, ce mer­cre­di.

Ch­ris­tophe Maé est de nou­veau sur les routes. Et il a vu les choses en grand avec son Attrape­rêves Tour (plus de cinquante dates). Mer­cre­di 8 mars, 20 heures, il se­ra au Zé­nith d’auvergne pour cé­lé­brer ses dix ans de car­rière.

Comment s’est pas­sé ce pre­mier Zé­nith, jeu­di soir, à Amiens ? C’était une pre­mière, une vraie pre­mière avec de belles sur­prises. Il y a des mor­ceaux qui dans ces condi­tions de­viennent ma­giques. Une fois de plus, les gens étaient au ren­dez­vous. J’ai pas­sé un grand mo­ment.

Un peu le trac quand même ? J’avais une grosse pres­sion. La pre­mière, il faut la ro­der. J’ai tra­vaillé plus d’un an sur ce show et, jeu­di, il a pris vie. C’est ma­gni­fique.

Cet Attrape-rêves Tour est un peu une tour­née an­ni­ver­saire ? Il y a dix, je sor­tais mon pre­mier al­bum. J’étais au pa­ra­dis. Je fête mes dix ans de scène et mes dix ans de car­rière. Dix ans où j’ai eu la chance de gran­dir avec un pu­blic fi­dèle que je re­trouve à cha­cune de mes étapes.

L’attrape-rêves, votre der­nier al­bum, sonne comme le plus abou­ti, le plus personnel. Quel a été le dé­clen­cheur ? Une ma­gni­fique ren­contre ar­tis­tique avec Paul Ecole. On a écrit à deux, mais d’une seule main. Il a été dé­ci­sif pour syn­thé­ti­ser et re­trans­crire la jus­tesse de mes émo­tions. Avec lui, et pour la pre­mière fois pour moi, nous sommes par­tis des textes. Des textes que j’ai mis en­suite en musique. Et puis, c’est es­sen­tiel de se de­man­der où on en est. J’ai res­sen­ti ce be­soin in­tense de ra­con­ter des choses plus pro­fondes et de mon­trer ce que j’ai dans les tripes et dans la tête. Peut­être parce que j’ai écrit cet al­bum à l’aube de la qua­ran­taine. C’est un peu le bi­lan de ma vie. J’ai moins de pu­deur. Cet al­bum est le plus in­tros­pec­tif. Je suis plus sur le sens, sur les mots.

Plus de 4 mil­lions d’al­bums ven­dus, dont cinq cer­ti­fiés « Diamant » en dix ans. Comment vi­vez-vous la cé­lé­bri­té ? Moi, je reste concen­tré sur le tra­vail. Les chiffres ne me donnent pas le tour­nis. Moi, ce qui me parle, c’est la scène. C’est in­vi­ter les gens au voyage, les em­bar­quer dans mon dé­lire. Et là, avec ce der­nier al­bum, j’ai clai­re­ment mis un pied dans la culture amé­rin­dienne. Dès le dé­but du show, on plonge dans le Grand Ca­nyon, puis dans un sa­loon. Pour ce show, j’ai tra­vaillé avec des per­sonnes qui maî­trisent à la per­fec­tion le map­ping, des pro­jec­tions d’images ani­mées. Jeu­di, on était très loin d’amiens.

Vous avez re­çu très tôt une éducation mu­si­cale avec vote père. Aviez-vous, tout pe­tit, le sen­ti­ment que vous au­riez un che­min hors du com­mun ? J’ai eu en­vie de faire de la musique à l’âge de 15 ans, à la dé­cou­verte de Ste­vie Won­der, de Bob Mar­ley. Puis, à 18 ans, un pote per­cus­sion­niste m’a ap­pe­lé et m’a dit : « Viens, on part à Saint­tro­pez, on va faire la manche… » J’étais in­sou­ciant mais je m’écla­tais. J’ai en­suite pas mal traî­né dans les pia­no­bars avant de mettre un pied dans la co­mé­die mu­si­cale avec Le Roi So­leil en 2005.

Mer­cre­di 8 mars, c’est la Jour­née de la femme. Vous avez pré­vu quelque chose de spé­cial à Clermont ? Évi­dem­ment qu’il va y avoir une sur­prise. J’ai sur scène une équipe de dix mecs avec moi. Elles n’au­ront que l’em­bar­ras du choix (rires). Mais la sur­prise, c’est dé­jà de faire la fête en­semble.

« On plonge dans le Grand Ca­nyon »

CH­RIS­TOPHE MAÉ. « J’ai écrit L’attrape-rêves à l’aube de la qua­ran­taine. Je vou­lais quelque chose de plus personnel. Une en­vie de me ra­con­ter, de dire ce qui me tra­verse, ce que j’ai sur le coeur ». CRÉ­DIT PHO­TO YANN ORHAN.

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