« Amé­dée » à Cha­ma­lières et La Par­dieu

A la re­dé­cou­verte des éta­blis­se­ments cler­mon­tois d’en­sei­gne­ment

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Clermont vivre sa ville - Pierre-ga­briel Gon­za­lez pgg@orange.fr Ap­pel à té­moi­gnages. Nous cher­chons des té­moi­gnages sur l’ecole Nor­male d’ins­ti­tu­trices de l’ave­nue Ber­gou­gnan à Clermont. Mer­ci de nous contac­ter sur pgg@orange.fr ou par cour­rier pos­tal à « Clermont Vivre sa ville

Vos té­moi­gnages sont pré­cieux, ils mettent en avant l’in­té­rêt et la qua­li­té de l’en­sei­gne­ment tech­nique d’hier et d’au­jourd’hui... Der­nier vo­let de notre sé­rie sur Amé­dée-gas­quet.

Avec Robert, qui a pas­sé trois an­nées à « Amé­dée », entre 1954 et 1957, nous re­ve­nons sur la ri­gueur qui pré­va­lait à cette époque : « Nous étions bien ca­drés et en­ca­drés... A l’en­trée des cours, la son­ne­rie im­po­sait une mise en rangs im­pec­cable ­ classe par classe ­ sous l’oeil des “pions” et du “Sur­g” ».

Il sou­ligne aus­si « l’at­ta­che­ment que nous por­tions à re­pré­sen­ter notre éta­blis­se­ment dans les épreuves spor­tives pour do­mi­ner les “boîtes” lo­cales (Blaise, Mas­sillon, Go­de­froy) » et confirme « l’ani­mo­si­té avec les “beefs” is­sus de mi­lieux plus “hup­pés” (fils d’hô­te­liers et de res­tau­ra­teurs)... Eux por­taient cos­tume et cra­vate et nous la blouse des pen­sion­naires et des sa­bots à l’ate­lier. »

Cô­té profs : Georges a en­sei­gné à « Amé­dée » la fa­bri­ca­tion mé­ca­nique et la pré­pa­ra­tion aux bacs F1 et E pen­dant vingt ans. Il ex­plique : « Nous dis­po­sions d’un parc de plus de cent ma­chines­ou­tils qui a per­mis d’étu­dier et réa­li­ser avec nos élèves les pro­jets des plus com­plexes, as­su­rant ain­si leurs for­ma­tions tech­no­lo­giques et plu­ri­dis­ci­pli­naires (au­to­ma­tisme, élec­tro­nique, in­for­ma­tique). »

Re­ve­nons à Jean­paul qui re­flète l’opi­nion gé­né­rale : « J’ai pas­sé ma sco­la­ri­té, comme je pense l’im­mense ma­jo­ri­té de mes ca­ma­rades, dans un éta­blis­se­ment dont je ne connais­sais pas l’ori­gine du nom.

» Quand on po­sait la ques­tion, les ré­ponses étaient pour le moins éva­sives : “euh...” ; “C’est ce­lui qui a don­né le ter­rain...” Tout ça n’était pas très “noble”, sur­tout en com­pa­rai­son avec des Blaise­pas­cal, Jeanne­d’arc, Si­doine­apol­li­naire, Mas­sillon et Go­de­froy­de­bouillon. Plus d’un de­mi­siècle après, grâce à In­ter­net, je sais qu’amé­dée Gas­quet fut un per­son­nage im­por­tant pour la ville dont il a été maire pen­dant quelques an­nées. Ras­sem­bler mes sou­ve­nirs épars et les consi­gner par écrit me l’a lar­ge­ment confir­mé, c’est un bi­lan très po­si­tif que je tire de ce mi­lieu d’éta­blis­se­ment tech­nique. Nous avons eu une très grande ma­jo­ri­té de bons pro­fes­seurs, il ne te­nait qu’à nous d’en pro­fi­ter. »

Pour conclure notre pa­no­ra­ma non ex­haus­tif de l’his­toire plus que cen­te­naire de cet éta­blis­se­ment et de ses mil­liers d’élèves et d’en­ca­drants, un cons­tant vient à l’es­prit. Les comp­tes­ren­dus de conseils d’ad­mi­nis­ tra­tion du col­lège, sur­tout de­puis la fin de la Se­conde guerre mon­diale et jus­qu’aux an­nées 1990 avec la re­fonte com­plète de l’éta­blis­se­ment, montrent une pré­oc­cu­pa­tion constante : celle de la dis­po­ni­bi­li­té des lo­caux.

Au fi­nal, et de­vant l’ac­crois­se­ment des ef­fec­tifs, le choix a été de faire es­sai­mer l’éta­blis­se­ment, pour la sec­tion hô­te­lière vers Cha­ma­lières, in­té­grée au ly­cée po­ly­va­lent, et pour les sec­tions tech­niques vers le ly­cée tech­no­lo­gique La­fayette à La Par­dieu.

Amé­dée Gas­quet, cet illustre in­con­nu La sec­tion hô­te­lière in­té­grée au ly­cée de Cha­ma­lières

Un éta­blis­se­ment en­tiè­re­ment ré­no­vé

Au­jourd’hui en­tiè­re­ment ré­no­vé, Amé­dée­gas­quet (as­so­cié au ly­cée gé­né­ral et tech­no­lo­gique Si­doine­apol­li­naire) pré­pare aux CAP et aux bacs pro­fes­sion­nels di­rec­te­ment liés à l’en­tre­prise : ser­vices ad­mi­nis­tra­tifs, vente, com­merce et ac­cueil. L’aven­ture pé­da­go­gique et hu­maine conti­nue.

Re­mer­cie­ments à la di­rec­tion, au personnel d’amé­dée­gas­quet et aux nom­breux an­ciens : pro­fes­seurs, ad­mi­nis­tra­tifs et élèves qui nous ont ap­por­té un éclai­rage nou­veau sur l’his­toire par­ti­cu­liè­re­ment riche de cet éta­blis­se­ment cler­mon­tois.

B­TI­MENT. Amé­dée-gas­quet au­jourd’hui.

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