Une grande pre­mière pour les Cha­ma­lié­roises VOL­LEY-BALL. Vic­to­rieuses de la coupe de France, hier à Cler­mont.

Le VBCC a dû s’ar­ra­cher pour sou­le­ver le tro­phée, hier

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - La une - Ra­phaël Ro­chette ra­phael.ro­chette@cen­tre­france.com

Avant de rem­por­ter une vic­toire his­to­rique, hier à Cler­mont, les Pan­thères ont eu des sueurs froides. Le « die­sel » VBCC a eu be­soin de chauf­fer pour, au fi­nal, s’of­frir un énorme bon­heur.

C’était écrit. La Coupe de France ne pou­vait pas échap­per aux Cha­ma­lié­roises. Il n’était pas ques­tion qu’on vienne leur gâ­cher la fête à deux pas de chez elles. Pas plus Marcq­enBa­roeul, fi­na­liste mal­heu­reux hier (3­1), que Mou­gins, le te­nant, éli­mi­né en de­mie.

Elles le vou­laient tel­le­ment ce tro­phée, le tout pre­mier de l’his­toire de leur club. Elles n’avaient pas en­vi­sa­gé une seule se­conde la dé­faite.

« Une fi­nale, ça ne se joue pas, ça se gagne. Et une fi­nale à la mai­son, en­core plus ! », exul­tait Lu­cie De­keu­ke­laire, sub­mer­gée par l’émotion, comme toutes les Pan­thères, au coup de sif­flet fi­nal. « C’est gé­nial. C’est un évé­ne­ment ma­gni­fique. Jouer de­vant au­tant de monde et en plus chez nous. Ça fai­sait trois jours que je n’ar­ri­vais pas à dor­mir, parce que je pen­sais à cette fi­nale. Je vou­lais y être. Et main­te­nant qu’on a ga­gné, c’est un sou­la­ge­ment. C’est un grand bon­heur. Ça y est, je vais pou­voir dor­mir ! Et sur­tout sa­vou­rer », ajou­tait la li­ be­ro du VBC Cha­ma­lières, com­blée par cette pre­mière ligne à son palmarès.

Mais si les Pan­thères ont su trans­for­mer leur rêve en réa­li­té, elles ont dû ver­ser énor­mé­ment de sueur pour sou­le­ver ce tro­phée tant dé­si­ré. Elles ont eu un mal fou à en­trer dans cette fi­nale, à se li­bé­rer, à surmonter cette pres­sion qui pe­sait da­van­tage sur leurs épaules de fa­vo­rites. On les sen­tait comme in­hi­bées par l’en­jeu.

Les­lie Fi­gère­tu­riaf avan­çait une autre ex­pli­ca­tion à la perte du pe­mier set (20­25). « On est des die­sels. Ce se­rait bien qu’on passe au mo­teur es­sence, mais on n’y ar­rive pas en­core. On aime bien les chal­lenges. Ça met du sus­pense ! » Et il y en a eu jus­qu’à la fin de la 3e manche, qui a été d’une in­ten­si­té in­croyable (31­29). Le tour­nant de la ren­contre.

« L’équipe qui ga­gnait ce set était celle qui al­lait rem­por­ter le match », sou­li­gnait la ca­pi­taine Ch­ris­telle Tchoud­jang, dont la rage de vaincre a été un atout pré­cieux pour un VBCC « au coude­à­coude » pen­dant les trois­ quarts de la par­tie. Et dans les gra­dins de la Mai­son des Sports, l’énorme am­biance mise par les sup­por­ters cha­ma­lié­rois a pe­sé dans l’is­sue de ces dé­bats ul­tra ser­rés.

« Phy­si­que­ment, on a te­nu. Men­ta­le­ment, on était un peu au­des­sus et le pu­blic nous a vrai­ment sou­te­nues. Ça nous a don­né une éner­gie sup­plé­men­taire. Ça nous a ai­dées. On était chez nous. Ça nous a gal­va­ni­sées », ra­con­tait la ca­pi­taine cha­ma­lié­roise, qui adore faire le show et com­mu­nier avec les fans après chaque point im­por­tant mar­qué.

« Une fi­nale, ça se gagne ! En­core plus à la mai­son ! »

« Vic­toire his­to­rique »

Oui, il s’est fait peur, le VBCC. Il a même sen­ti le vent du bou­let avant de prendre le des­sus dans la 4e manche, la seule vrai­ment maî­tri­sée (25­13). « On n’était pas loin du point de rup­ture », avouait le coach, At­man Toubani. « Si on perd ce 3e set, peut­être que le score peut s’in­ver­ser. »

Heu­reu­se­ment, les Pan­thères ont fait pen­cher la ba­lance du bon cô­té. « C’est une vic­toire his­to­rique pour le sport fé­mi­nin au­ver­gnat. Un su­per titre. Ça montre qu’on conti­nue à avan­cer. On vient d’écrire un cha­pitre et il faut en écrire d’autres », concluait Toubani en évo­quant, bien sûr, la mon­tée en Ligue A.

SHOW. Poing le­vé, Ch­ris­telle Na­na ha­rangue le pu­blic, dont l’ap­pui a comp­té dans la vic­toire du VBCC. PHO­TO PIERRE COUBLE

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