Le so­leil de la rai­son éclaire la scène

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche -

Que Vermeer ait cam­pé son Astronome comme son Géo­graphe (ac­cro­ché à cô­té au Louvre) au grand jour va­t­il de soi ? s’in­ter­roge l’ex­po­si­tion. Ce n’est qu’à la vue de sa­vants dans leur étude, plon­gée dans l’obs­cu­ri­té, que la nou­veau­té de Vermeer de­vient per­cep­tible. Là où Ge­rard Dou, son pré­dé­ces­seur en la ma­tière (éga­le­ment dans l’ex­po), fi­gu­rait un éru­dit em­prun­tant en­core beau­coup à l’al­chi­miste, entre pit­to­resque et quête vaine, Vermeer montre un Mo­derne. C’est la lu­mière de la rai­son qui éclaire la scène. Les ins­tru­ments (as­tro­labe, ar­ba­les­trille, globe) comme le man­teau d’in­té­rieur, dé­ri­vé du ki­mo­no, at­testent l’ou­ver­ture cos­mo­po­lite de la Hol­lande.

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