« Et s’il n’en reste qu’un… »

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz

Une ci­ta­tion pleine de bra­voure au­jourd’hui, pour rap­pe­ler la force et le cou­rage de la ré­sis­tance. « Et s’il n’en reste qu’un, je se­rai ce­lui­là ! » Un thème en­core ter­ri­ble­ment d’ac­tua­li­té !

Le père de cette sen­tence n’est autre que Vic­tor Hu­go (1802­1885) lui­même. Il faut cher­cher du cô­té des « Châ­ti­ments », et plus pré­ci­sé­ment d’ul­ti­ma ver­ba, car il s’agit là du der­nier vers de la der­nière strophe du poète. « Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même Ils ne sont plus que cent, je brave en­core Syl­la ; S’il en de­meure dix, je se­rai le dixième ; Et s’il n’en reste qu’un, je se­rai ce­lui­là ! » Hu­go ma­niait le verbe comme une arme pour dé­fier « Na­po­léon le Pe­tit » comme il l’ap­pe­lait dans une autre oeuvre, Na­po­léon III.

En bon dé­fen­seur de la Ré­pu­blique, Vic­tor Hu­go ne pou­vait se ré­soudre à sup­por­ter le coup d’état du 2 dé­cembre 1851. Il se­ra même contraint à l’exil,

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