Les Pan­thères dé­crochent leur étoile

Su­perbe pre­mière, hier, à la Mai­son des Sports

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Volley-Ball - Jean-fran­çois Nu­nez

Cha­ma­lières s’est re­trou­vé dans les cordes, son­né, mais a fi­ni par re­le­ver la tête et don­ner le coup fa­tal à Marcq-en-baroeul, hier, en fi­nale de la Coupe de France. Une pre­mière étoile au palmarès des Pan­thères.

Quel troi­sième set. Le tour­nant du match. Ce­lui qui a fait pen­cher la ba­lance en fa­veur de Cha­ma­lières après trente­huit mi­nutes suf­fo­cantes, denses, riches, équi­li­brées. Un com­bat dé­fi­ni­tif fi­na­le­ment conclu sur un der­nier contre vain­queur de Fot­so dont on me­sure après­coup toute la di­men­sion et le poids sur le match.

Le score (31­29) dit tout. En pre­nant l’avan­tage pour me­ner deux sets à un, Cha­ma­lières a dé­li­vré un up­per­cut dont Marcq­en­baroeul ne s’est pas re­le­vé, per­dant sè­che­ment la manche sui­vante et le titre (3­1). Et pour­tant, les pre­mières à va­ciller dans cette fi­nale de la Coupe de France fé­dé­rale fé­mi­nine ont bien été les Pan­thères.

Une fi­nale n’a rien à voir avec le cham­pion­nat où Cha­ma­lières avait ga­gné les deux pre­mières confron­ta­tions face à Marcq. En Coupe, tout est re­mis à plat. Le pas­sé ne compte plus. Le pas­sif non plus. Les Marc­quoises ont d’ailleurs mis le doigt sur la ré­cep­tion d’une équipe lo­cale cris­pée. La pres­sion a pe­sé dans les têtes, dans les jambes, les bras. Cer­tai­ne­ment un peu plus du cô­té de Cha­ma­lières qui a cou­ru après les points et ten­té de for­cer le ver­rou d’un sec­teur cen­tral ad­verse très four­ni.

Le pre­mier set a ain­si dé­fi­lé à la vi­tesse de la lu­mière, trop vite. Avec des vi­si­teuses qua­si­ment de­vant de bout en bout grâce à Yor­dans­ka et Fou­cher. Thi­baut Gos­se­lin, leur en­traî­neur ve­nu cher­cher un titre et une re­con­nais­sance pour son équipe, a bien me­né son groupe au­teur d’une en­tame presque par­faite (25­20) et pas mé­con­tent de son coup de­vant un beau par­terre fé­dé­ral.

Une douche écos­saise ou plu­tôt nor­diste lé­gè­re­ment moins vio­lente en­suite. La ré­cep­tion se porte mieux et les at­taques de Na­na­tchoud­jang, Fi­gère­tu­riaf et Faw­ziya percent en­fin le contre et la dé­fense vi­si­teuse. Du mieux oui, mais que ce­la reste ten­du. Rien n’est don­né, rien n’est gra­tuit, mais Cha­ma­lières re­met les comp­teurs à l’équi­libre (25­23).

Ega­li­té à l’image d’un troi­sième set où les deux équipes ne se quittent pas. On se rend coup pour coup, les im­pacts font mal. Comme per­sonne ne veut cé­der, ce­la se joue sur une ins­pi­ra­tion. Celle de Fot­so per­met aux Cha­ma­lié­roises de conver­tir leur qua­trième balle de set (31­29).

Et en­suite de s’en­vo­ler. Marc­qen­baroeul n’y est plus. Le contraire des Pan­thères qui ne laissent plus res­pi­rer leur proie (2513) et fi­nissent le tra­vail. Qu’elle est belle cette pre­mière étoile !

Le troi­sième set, le tour­nant heu­reux de cette fi­nale

PHO­TO PIERRE COUBLE

BON­HEUR. Il n’y a plus de fa­tigue mais sim­ple­ment du bon­heur et une joie com­mu­ni­ca­tive dans les rangs de Cha­ma­lières, où le groupe au grand com­plet, ain­si que les bles­sées, a re­çu la mé­daille et sur­tout sou­le­vé la Coupe de France, le pre­mier tro­phée des Pan­thères.

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