Za­ki A. T. mis en exa­men pour ho­mi­cides

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Région Faits Divers - Gaëlle Cha­zal

Dé­jà mis en exa­men pour viol en réunion et sé­ques­tra­tion, Za­ki A. T. a en plus été mis en exa­men pour le double ho­mi­cide des époux De­gl’in­no­cen­ti, hier ma­tin.

Les liens entre la sé­rie de crimes com­mis à Mont­lu­çon entre le 2 et le 3 mars se pré­cisent. Hier ma­tin, Za­ki A. T, dé­jà mis en exa­men puis in­car­cé­ré pour viol en réunion et sé­ques­tra­tion, a éga­le­ment été mis en exa­men pour le double ho­mi­cide de Mas­si­mo et Ge­ne­viève De­gl’in­no­cen­ti (71 et 77 ans), tués avec une rare vio­lence à leur do­mi­cile du 89, rue Ra­quin.

Le scé­na­rio à peine croyable d’une bande ul­tra­vio­lente, tuant ou vio­lant des vic­times sans réelle pré­pa­ra­tion, au gré de ses dé­pla­ce­ments, prend de l’épais­seur jour après jour.

Hier, Za­ki A.T., 18 ans, a été mis en exa­men dans le cadre du double ho­mi­cide des époux De­gl’in­no­cen­ti. Un crime sor­dide qui est dé­sor­mais di­rec­te­ment re­lié au viol en réunion avec sé­ques­tra­tion com­mis le di­manche 12 mars dans un ap­par­te­ment du boule­ vard de Cour­tais, pour le­quel ce jeune Ma­ho­rais avait dé­jà été mis en exa­men et in­car­cé­ré, mer­cre­di der­nier.

Cette nou­velle avan­cée im­por­tante dans l’en­quête, me­née tam­bour bat­tant par les en­quê­teurs du Ser­vice ré­gio­nal de po­lice ju­di­ciaire (SRPJ), pose bien sûr la ques­tion de l’im­pli­ca­tion du prin­ci­pal sus­pect dans l’ho­mi­cide de Jea­nine Ponce, une re­trai­tée âgée de 74 dont le corps a été dé­cou­vert le lun­di 13 mars dans son ap­par­te­ment de l’ave­nue de la Ré­pu­blique.

Même type d’arme

L’en­quête sur ce der­nier crime se pour­suit mais de­ puis plu­sieurs jours, le par­quet cri­mi­nel de Cus­set sou­ligne clai­re­ment les si­mi­li­tudes exis­tant entre tous les ho­mi­cides : dans tous les cas, les vic­times – des per­sonnes âgées vul­né­rables – ont été tuées avec une sau­va­ge­rie ex­trême dans un pé­ri­mètre cir­cons­crit à quelques cen­taines de mètres. On sait aus­si que les au­teurs du viol se sont ser­vis d’une ha­chette pour frap­per, avec le cô­té non cou­pant, la tête de la per­sonne sé­ques­trée pen­dant le viol du bou­le­vard de Cour­tais. Les bles­sures in­fli­gées au couple De­gl’in­no­cen­ti, no­tam­ment à Mas­si­mo au ni­veau de l’ab­do­men, pour­raient cor­res­pondre au même type d’arme.

Les vic­times du viol ont iden­ti­fié deux agres­seurs. Un troi­sième, âgé de 20 ans a été mis en exa­men pour com­pli­ci­té sur le viol en réunion et écroué mer­cre­di. Son rôle pour­rait avoir été de faire le guet. Deux autres jeunes ont été in­ter­pel­lés ven­dre­di mais leur rôle reste flou.

Les ef­forts de la po­lice se concentrent dé­sor­mais sur la re­cherche de l’homme qui a par­ti­ci­pé au viol en réunion, pen­dant le­quel l’ami de la vic­time a été sé­ques­tré, les poi­gnets li­go­tés à l’aide d’un rou­leau de spa­ra­drap. Ce der­nier sus­pect, âgé de 17 ans, est tou­jours ac­ti­ve­ment re­cher­ché.

Une ques­tion, en­fin, reste en sus­pens. Tous les sus­pects in­ter­pel­lés ou iden­ti­fiés par la po­lice sont noirs. Or, un té­moin af­firme avoir vu un homme blanc au do­mi­cile des époux De­gl’in­no­cen­ti au mo­ment où a été com­mis le double ho­mi­cide. Deux solutions : soit ce té­moin se trompe, soit une sixième per­sonne pour­rait être im­pli­quée dans cette af­faire à ti­roirs qui met en émoi toute la ville de Mont­lu­çon de­puis le dé­but du mois.

Un sus­pect de 17 ans tou­jours re­cher­ché

AVAN­CÉE. Les liens entre le pre­mier crime, le double ho­mi­cide des époux De­gl’in­no­cen­ti photo) et le viol en réunion et sé­ques­tra­tion ne font plus de doute. PHOTO BER­NARD LORETTE (notre

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