Un ma­ni­feste si­gné Saez

L’en­fant ter­rible de la chan­son réunit 4.500 ga­mins du monde

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Si on sortait - Max Do­zolme

« Ma­ni­feste ». Le pro­jet du­re­ra toute une an­née. Sor­ti du si­lence en juillet 2016, Da­mien Saez a dé­ver­sé sa triste in­di­gna­tion hier soir.

La grande force de Da­mien Saez ré­side dans le ca­rac­tère uni­ver­sel de sa mu­sique et de ses textes. Et la vague gran­dit.

Châ­tillon sur Seine. La pre­mière par­tie du concert s’ouvre sur un film en noir et blanc où une jeune femme, ci­ga­rette à la main et les yeux lar­moyants, se lance dans un long mo­no­logue. Elle pleure la dis­pa­ri­tion d’un proche et crache sur l’amour et la so­cié­té dont elle fait par­tie.

Saez, ci­ga­rette à la main monte sur scène, ac­com­pagne d’une mé­lo­die lar­moyante la voix en­re­gis­trée. En­fin il prend la gui­tare et les yeux ri­vés sur son pu­pitre en­tonne plu­sieurs bal­lades dé­pres­sives. Les fris­sons dans le pu­blic sont pal­pables dans la salle lors­qu’il en­tonne « Les en­fants de Pa­ra­dis » com­po­sé en hom­mage aux vic­times du ter­ro­risme. Une mer de pe­tites flammes de bri­quet ap­pa­raît alors. Fuck You Gold­man Sachs !

Puis vient la se­conde par­tie du set. L’éner­gie et le vent de ré­volte soufflent les flammes des bri­quets pour lais­ser ap­pa­raître des poings le­vés. Pa­ra­doxa­le­ment, le « Ma­ni­feste » coeur du concert qui a don­né son nom à la tour­née, est un mo­ment de si­lence. Mais hier soir, une par­tie du pu­blic a lu de vive voix une par­tie du texte pro­je­té.

SUC­CÈS. Sans mé­dias, Saez ras­semble de plus en plus de monde en concert. PHOTO RI­CHARD BRUNEL

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