Pom­pon pour la mê­lée tri­co­lore

Les tops et les flops de ce fi­nal hors­norme

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports - À Saint-de­nis, Va­lé­ry Le­fort

Le huit de de­vant fran­çais a pris une part ma­jeure dans ce suc­cès qui pro­pulse les Bleus dans la pre­mière moi­tié du clas­se­ment après des an­nées à fond de cale.

La maî­trise tri­co­lore sur la (longue) fin. Il ne fal­lait pas perdre ses nerfs et gar­der l’in­flux né­ces­saire pour ce qui fut sans au­cun doute le temps ad­di­tion­nel le plus long de l’his­toire du rug­by : 20 mi­nutes ! À ce pe­tit jeu, men­tion spé­ciale à Maes­tri, pro­mu ca­pi­taine après la sortie de Gui­ra­do. Il a sou­vent cal­mé les ar­deurs in­di­vi­duelles, concen­tré son monde sur l’es­sen­tiel et « cor­na­qué » M. Barnes... Du bon bou­lot.

La mê­lée tri­co­lore. Il au­ra fal­lu neuf mê­lées, toutes ga­gnées, pour ar­ra­cher la dé­ci­sion au bout du bout du bout du bout du sus­pense ! En soit, c’est dé­jà énorme. Mais avant ce­la, les Bleus avaient dé­jà fait le mé­nage en grand dans ce sec­teur du­rant le temps « nor­mal » de la par­tie. No­tam­ment en pre­mière pé­riode où les Gal­lois ont char­gé.

La com­mu­nion avec le pu­blic. De­puis si long­temps, les sup­por­ters fran­çais s’étaient ha­bi­tués à cour­ber l’échine. Fa­ta­listes bien sûr, lu­cides sur­tout. Mais après cette fin où le cou­rage l’a dis­pu­té à la force col­lec­tive, les « mer­cis les Bleus ! » tom­bés des gra­dins ont dû ré­chauf­fer des coeurs meur­tris de­puis plu­sieurs an­nées main­te­nant. Un sou­tien qui tranche avec l’ha­bi­tuelle apa­thie dans cette gla­cière aus­tère qu’est le SDF. Les « trous » sous les ren­vois. En pre­mière pé­riode, les Bleus ont pris de vio­lents cou­rants d’air sur les ren­vois de Big­gar. Un coup Na­kai­ta­ci qui se troue, une autre fois Maes­tri lo­bé, quand ce n’est pas Va­ka­ta­wa qui vient as­som­mer Se­rin ! Ce fut mieux en se­conde mi­temps, no­tam­ment sous l’im­pul­sion de l’ai­lier fid­jien de Cler­mont. Mais le XV de France connaît en­core trop de ra­tés dans ce sec­teur qui le place en­suite sou­vent en dif­fi­cul­té.

L’en­trée en jeu de TrinhDuc. « Ah bon, il était là ? », a même per­si­flé un an­cien in­ter­na­tio­nal. Le Tou­lon­nais, re­ve­nu en grâce après une longue bles­sure s’est fait re­mar­quer en ve­nant sup­pléer Lo­pez, par­ti en pro­to­cole com­mo­tion. Son coup de pied dont, iro­nie de l’his­toire on a tou­jours raillé la fai­ blesse, est al­lé sur plus de 60 mètres mou­rir der­rière l’en­but gal­lois. Du coup, mê­lée et pres­sion ad­verse dans le camp fran­çais. A en­suite sup­pléé La­me­rat au centre.

La drôle de sortie d’ato­nio sur « bles­sure »...

Les ca­fouillages au­tour des rem­pla­ce­ments en 1re ligne. À ce pe­tit jeu, les Fran­çais ont ti­ré les premiers. On peine à croire qu’ato­nio était bles­sé quand les Bleus ont at­ta­qué le siège des cinq mètres gal­lois sur mê­lées même si le staff mé­di­cal l’a confir­mé. En tout cas, c’est bien tom­bé ! Car avec Sli­ma­ni à droite, la pile avait une autre te­nue ! Les Gal­lois ont dé­non­cé une ca­ra­bis­touille des Fren­chies. M. Barnes était vi­si­ble­ment de cet avis...

Mais les Gal­lois sont aus­si en­trés dans cette danse qui mêle stra­té­gie, bluff et in­tox. Mais à un mo­ment don­né, plus per­sonne ne com­pre­nait plus rien à ce jeu de dupes avec ce chro­no to­ta­le­ment à la dé­rive... « M. Barnes s’est mis lui­même dans ce piège », a com­men­té so­bre­ment Guy No­vès après coup, sou­li­gnant « que la France avait do­mi­né lar­ge­ment en mê­lées ».

FI­CELLE. Le staff tri­co­lore a op­por­tu­né­ment pro­fi­té de la bles­sure d’ato­nio pour faire re­ve­nir Sli­ma­ni, bien plus fort en mê­lées fer­mées... Un pa­ri fi­na­le­ment ga­gnant pour les Bleus...

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