« Dans le ves­tiaire, il n’y avait pas un mot » « Il ne faut pas croire qu’on s’en fout »

Après la dé­faite 1­0 contre Niort, ven­dre­di, Ju­lien La­porte évoque la frus­tra­tion de l’équipe

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports - Laurent Cal­mut

Ju­lien La­porte a lon­gue­ment évo­qué la frus­tra­tion de l’équipe après la dé­faite face à Niort. Alors qu’il se­ra sus­pen­du à Amiens, dans deux se­maines, il parle éga­le­ment de son po­si­tion­ne­ment (convain­cant) de­vant la dé­fense.

Frus­trant ce ré­sul­tat… C’est le mot. Ça fai­sait long­temps qu’on n’avait pas fait un aus­si bon match à do­mi­cile. Même contre Orléans (3­0, fin dé­cembre), c’était un peu moins bon. C’est le re­tour de bâ­ton en quelque sorte. La se­maine der­nière, au Havre, on su­bit, on a une oc­ca­sion et on marque sur un coup de pied ar­rê­té. Là, c’est exac­te­ment pa­reil.

Comment ana­ly­sez-vous la bonne te­nue de l’équipe dans le jeu ? Sur le ter­rain, on sen­tait qu’on était su­pé­rieur dans tous les do­maines. On avait à coeur de bien faire de­vant notre pu­blic et de bien nous écar­ter du fond du clas­se­ment. Ça fai­sait long­temps qu’on n’avait pas mis au­tant de qua­li­té. Il faut conti­nuer, ne sur­tout pas se dé­so­li­da­ri­ser et ça vien­dra.

Avez-vous sen­ti le coup ve­nir ? Sur le ter­rain, on pen­sait plus à bien fi­nir les ac­tions. On a des oc­ca­sions mais ça ne rentre pas. On avait vrai­ment confiance en nous, et on n’était pas in­quié­té. Dans le conte­nu c’est po­si­tif, mais comp­ta­ble­ment ce n’est pas bon. C’est la dure loi du football.

Comme au Havre, vous avez joué de­vant la dé­fense. À l’aise ? J’ai eu dix pre­mières mi­nutes un peu com­pli­quées et, après, j’ai eu vrai­ment de bonnes sen­sa­tions. Je ne pen­sais pas que je pou­vais évo­luer comme ça, à ce poste­là. J’ai eu de bonnes sen­sa­tions. Je ne pour­rai pas en­chaî­ner car je suis sus­pen­du pour Amiens, mais c’est un poste agréable car on est au coeur du jeu. Tant que je joue, c’est le prin­ci­pal.

Le coach a sa­lué votre per­for­mance. Ima­gi­nez-vous pou­voir vous ins­tal­ler en nu­mé­ro 6 ? Il faut que je pro­gresse dans l’en­chaî­ne­ment, la ra­pi­di­té, la prise d’in­for­ma­tion. Je dé­panne, mais si le coach es­time que j’ap­porte plus à l’équipe à ce poste, pas de pro­blème. Il n’y a pas trop de dif­fé­rence avec le poste de dé­fen­seur cen­tral. Il faut être concen­tré, pla­cé. On touche juste plus de bal­lons.

Vous avez par­lé avec des sup­por­ters mé­con­tents à la fin du match. Que leur avez­vous dit ? Il s’agit plus de frus­tra­tion. Ils ne com­prennent pas qu’on est beau­coup plus dé­çu qu’eux. Leur ré­ac­tion est nor­male et je les com­prends. Ils peuvent nous en vou­loir après le match contre La­val mais là, on est tous su­per dé­çu. Dans le ves­tiaire, il n’y avait pas un mot. C’est notre mé­tier, on a des obli­ga­tions, des di­ri­geants et des bé­né­voles à res­pec­ter. C’est le club en­tier qui est tou­ché quand on ne gagne pas à do­mi­cile. Il ne faut pas croire qu’on s’en fout. Il fal­lait que je leur dise qu’on est tom­bé en fai­sant qua­si­ment le maxi­mum.

MI­LIEU. De­vant la dé­fense Ju­lien La­porte re­trouve un poste où il a évolué en CFA. « C’est agréable car on est au coeur du jeu. » PHOTO RI­CHARD BRUNEL

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.