Le mi­neur tou­jours in­ter­ro­gé

Après son in­ter­pel­la­tion à Cler­mont­fer­rand

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Région faits divers - Sté­phane Bar­noin ste­phane.bar­noin@cen­tre­france.com

Ar­rê­té ven­dre­di, près de la gare SNCF de Cler­mont-fer­rand, l’un des prin­ci­paux sus­pects dans l’af­faire des « Crimes de Mont­lu­çon » doit être mis en exa­men au­jourd’hui.

«On n’a rien à vous par­ler. Ciao, ciao ! » Dans cet ap­par­te­ment si­tué au 21, ave­nue Al­bert­et­eli­sa­beth, la simple évo­ca­tion de l’opé­ra­tion de po­lice me­née vingt­quatre heures plus tôt pro­vo­quait en­core, hier, une cris­pa­tion im­mé­diate. Et la fer­me­ture si­mul­ta­née de la fe­nêtre tout juste ou­verte.

C’est là, tout près de la gare SNCF, que les en­quê­teurs de la PJ cler­mon­toise ont mis la main sur ce­lui qu’ils pis­taient jour et nuit de­puis dix jours (notre édi­tion pré­cé­dente). Un achar­ne­ment à la hau­teur de l’en­jeu : ce Ma­ho­rais de 17 ans au­rait pris part aux trois crimes qui ont hor­ri­fié Mont­lu­çon dé­but mars (*).

Le mi­neur en er­rance était for­mel­le­ment iden­ti­fié. Son nom et son vi­sage avaient été dif­fu­sés tous azi­muts via un man­dat de re­cherche dé­li­vré par le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique de Cus­set.

Le sus­pect se sa­vait for­cé­ment tra­qué. Il au­rait même ten­té de se ca­cher en ca­tas­trophe, ven­dre­di après­mi­di, lorsque les po­li­ciers ont in­ves­ti le lo­ge­ment où il se trou­vait en com­pa­gnie d’autres membres de la com­mu­nau­té ma­ho­raise. Sans suc­cès.

De­puis son trans­fert dans les lo­caux du SRPJ de Cler­mont­fer­rand, le mi­neur est uni­que­ment in­ter­ro­gé sur l’af­faire du viol com­mis le di­manche 12 mars dans le centre­ville de Mont­lu­çon. Ce jour­là, au pe­tit ma­tin, deux hommes avaient fait ir­ rup­tion dans un ap­par­te­ment du bou­le­vard de Cour­tais. Ils avaient en­suite abu­sé à tour de rôle d’une jeune femme, mais aus­si li­go­té et frap­pé son ami pré­sent sur place. Pour ces mêmes faits, Za­ki A. T., 18 ans, a dé­jà été mis en exa­men et écroué le 15 mars.

En­ten­du d’abord dans l’af­faire du viol du 12 mars

Son com­plice pré­su­mé de­vrait connaître un sort iden­tique cet après­mi­di, à l’is­sue de sa garde à vue et de sa pré­sen­ta­tion de­vant un juge d’ins­truc­tion du pôle cri­mi­nel de Cus­set. En­quê­teurs et ma­gis­trats pour­ront en­suite pas­ser à l’étape sui­vante. Et ten­ter de pré­ci­ser son rôle dans les meurtres des trois sep­tua­gé­naires mont­lu­çon­nais.

(*) Le double ho­mi­cide de la rue Ra­quin, un viol avec sé­ques­tra­tion et en­fin le meurtre d’une sep­tua­gé­naire, ave­nue de la Ré­pu­blique. Pour rap­pel, l’en­quête a dé­jà dé­bou­ché sur les mises en exa­men et les in­car­cé­ra­tions de quatre sus­pects.

CLER­MONT. Le sus­pect in­ter­pel­lé dans cet im­meuble, ven­dre­di, de­vrait être mis en exa­men au­jourd’hui.

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