At­ten­tion à la « LOF sto­ry » !

Le Sa­lon du chiot se pour­suit jus­qu’à ce soir

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Puy-de-dôme actualité - Pierre Pey­ret pierre.pey­ret@cen­tre­france.com Pra­tique. Sa­lon du chiot, à la Grande Halle d’au­vergne, de 10 heures à 18 h 30. Ta­rifs : en­fant de moins de 3 ans : gra­tuit ; de 3 à 11 ans : 3 €, adulte et en­fant de plus de 11 ans : 6,50 €. pass fa­mille 16 €

« Je sais re­con­naître les men­songes »

Au Sa­lon du chiot, qui se tient jus­qu’à ce soir à la Grande Halle d’au­vergne, le coup de coeur peut sur­ve­nir d’un box à l’autre. Mais les éle­veurs sont aus­si là pour re­fré­ner cer­taines ar­deurs. Quitte à re­fu­ser des ventes.

Hus­ky, co­cker an­glais, cane cor­so, car­lin… Jus­qu’à ce soir, à la Grande Halle d’au­vergne, près de 200 chiots (et quelques très rares chats) sont à dé­cou­vrir à l’oc­ca­sion du troi­sième Sa­lon de vente de chiots Ioup­si et Joke. Sur place, quinze éle­veurs ve­nus de toute la France pré­sentent une qua­ran­taine de races dif­fé­rentes. Au mi­lieu des in­dé­mo­dables, à l’ins­tar des york­shires, chi­hua­huas et autres bi­chons mal­tais, fi­gurent des races plus spé­ci­fiques, qui, nou­veau­té oblige, sus­cite un réel in­té­rêt.

« Mais at­ten­tion, ce sont des chiens, comme l’aki­ta amé­ri­cain, qui ont des ca­rac­tères très par­ti­cu­liers », pré­vient Gwé­naël Quere, or­ga­ni­sa­teur de la ma­ni­fes­ta­tion. Une re­com­man­ da­tion confir­mée par les éle­veurs des races concer­nées. « Ce sont des bêtes que l’on ne vend pas à n’im­porte qui », in­sis­ten­tils. Cer­tains n’hé­si­tant pas à re­fu­ser des ventes si la per­sonne ne connaît pas la race.

« Le whip­pet est un lé­vrier qui ne sup­porte pas la so­li­tude. Si la per­sonne me dit qu’elle est ab­sente tous les jours de 8 heures à 17 heures, c’est non. On fait de l’éle­vage, pas du com­merce », ex­plique l’éle­veur qui vend ses chiots tous ins­crits au LOF (*) entre 800 et 1.000 €. Autre box, autre race, avec l’im­po­sant aki­ta amé­ri­cain qui at­tire les foules. « Je tiens tou­jours à ve­nir avec le mâle pour mon­trer à quoi il res­semble adulte », ra­conte Béa­trice Mal­sot.

Force est de re­con­naître que le chiot « trop mi­gnon » de­ve­nu un vé­ri­table chien de garde pe­sant soixante ki­los peut se ré­vé­ler en­com­brant. Et im­pres­sion­nant. Là aus­si, Béa­trice Mal­sot pose les bonnes ques­tions aux fu­turs pro­prié­taires. « Avec dix­sept ans d’ex­pé­rience, je sais re­con­naître les men­songes », sou­rit­elle. Quitte à faire des dé­çus pour­tant prêts à dé­bour­ser près de 1.500 € pour ce mo­losse.

(*) Le Livre des ori­gines fran­çais est un re­gistre où sont ré­per­to­riés les ori­gines des chiens fran­çais de race.

RECOMMANDATION. As­su­ré­ment, le chiot se ca­rac­té­rise par son cô­té « mi­gnon ». De­ve­nu un mo­losse, le sen­ti­ment peut être tout autre. Et sur­prendre son pro­prié­taire. PHOTO FRED MARQUET

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