« Avoir la pa­tate… et la frite »

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz

Je ne sais pas vous, mais la pers­pec­tive des beaux jours, de pou­voir sor­tir en­fin de nos ta­nières, de voir le jour s’éti­rer, me donne une pa­tate d’en­fer ! La pêche aus­si. Bref, j’ai de l’éner­gie à re­vendre. Ça tombe bien, il va m’en fal­loir pour les se­maines à ve­nir avec les élec­tions présidentielle (23 avril, 7 mai) et législatives (11 et 18 juin) qui me donnent dé­jà le bour­don (du nom de la grosse cloche qui in­dique les évé­ne­ments par­ti­cu­liers, ja­mais très gais). Mon fils aî­né de son cô­té me dit qu’il a la frite.

Tu­ber­cules

Mar­rant cette fa­çon d’user des tu­ber­cules pour par­ler de son mo­ral, non ? Dans l’ordre, il faut par­ler de la pomme de terre. Ou plu­tôt de son pe­tit nom qui d’un point de vue so­nore est drôle à en­tendre. Pa­tate. Faites le test sur un en­fant en bas âge, ça marche tout de suite. Pa­tate. Ah vous voyez, vous aus­si vous riez. D’ailleurs, mon fils, tou­jours lui, plein de sa­gesse, m’a fait re­mar­quer qu’il s’agis­sait aus­si d’un jeu pour les plus jeunes : Mon­sieur Pa­tate. Une forme ob­longue, plu­tôt amu­sante, dans la­quelle on s’in­gé­nie tant bien que mal à plan­ter un oeil, une mous­tache, des oreilles, aux en­droits plus ou moins réels. Des heures de fous rires pour les gosses !

Mais une consta­ta­tion pour le père que je suis : avoir la pa­tate vient bien de cette forme de tête. Avoir la pa­tate, c’est avoir une bonne tête, un peu ron­douillette. Et par ex­ten­sion ar­go­tique, de­puis le XXE siècle, c’est avoir la forme… ou la frite, mé­to­ny­mie du­dit tu­ber­cule ! Les en­fants sou­vent nous montrent le droit che­min.

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