Ne pas pen­ser à Bath trop tôt

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports auvergne - Jean-paul Co­hade jean-paul.co­hade@cen­tre­france.com

A six jours de dis­pu­ter un quart eu­ro­péen al­lé­chant à Bath, le CA Brive voit dé­bar­quer un pré­ten­dant aux de­mies du Top 14. Un re­mède de che­val à la dé­com­pres­sion.

La fa­meuse heure en moins que re­grettent tant les dor­meurs s’en est al­lée cette nuit. Pas­sage à l’heure d’été oblige. Et comme les chan­ge­ments s’en­chaînent, en ce dé­but de prin­temps, Brive va de nou­veau tri­tu­rer le ca­dran de sa montre, dans six jours, pour son quart de fi­nale de Chal­lenge tant at­ten­du à Bath.

Mais le mo­ment n’est pas en­core ve­nu. Et pour évi­ter un ré­veil trop pi­quant, cet après­mi­di, le CAB fe­rait bien de ne pas se pro­je­ter trop en avance sur ce fa­meux match de phases fi­nales. L’ad­ver­saire du jour et sa co­horte de pan­zers, plu­tôt bran­chée heure sud­afri­caine qu’an­glaise, valent bien une op­po­si­tion la­bé­li­sée « match cou­pe­ret » pour une sep­tième place en­core ac­ces­sible.

« Les coaches ne nous parlent pas du quart de fi­nale », af­firme Ju­lien Le De­ve­dec, de re­tour en Cor­rèze après son long bail en Bleu pour cause de Tournoi. Pas ques­tion, donc, de se ca­cher par avance der­rière une dé­con­cen­tra­tion liée aux pro­chaines échéances.

« Il n’y au­ra pas d’ex­cuse, confirme Di­dier Ca­sa­déi. On a un match à faire, on sait que le match est dur. Les joueurs savent qu’ils vont jouer quelque chose d’énorme, Mont­pel­lier c’est quand même un des plus gros bud­gets, ils ont le choix de prendre tous les joueurs qu’ils veulent ».

Et le coach des avants cor­ré­ziens d’égre­ner la liste de ces épou­van­tails gon­flés à bloc qui vont se pré­sen­ter cet après­mi­di au Sta­dium. L’ad­ver­saire a tout pour main­te­nir le CAB en éveil. Et Brive at­tend de son groupe qu’il ré­ponde pré­sent, sans com­plexe, avec la rage in­dis­pen­sable pour ren­ver­ser des mon­tagnes. « On es­père que les joueurs ne se se­ront pas em­bour­geoi­sés sur leurs per­for­mances ré­centes à la mai­son et qu’ils vont mon­ter en­core cres­cen­do dans la vo­lon­té de se sur­pas­ser », note le tech­ni­cien cor­ré­zien.

Chaque chose en son temps

« La 7e place ? C’est en­core pos­sible, on doit faire de notre mieux, on a en­vie d’y croire », confirme Ben­ja­min La­peyre, qui ba­laie lui aus­si d’un re­vers de la main l’hy­po­thèse de re­gards bri­vistes dé­jà tour­nés vers le Re­crea­tion Ground de Bath.

« Chaque chose en son temps. Là, on se penche sur Mont­pel­lier. Le quart, on y pen­se­ra tran­quille­ ment lun­di, en temps vou­lu. Après, c’est sûr que c’est mieux de pré­pa­rer un match quand on reste sur une vic­toire », pour­suit l’ar­rière­ai­lier.

D’au­tant que la confiance qui ne man­que­rait pas d’ar­ri­ver dans le sillage d’un suc­cès sur le MHR ne se­rait pas mal­ve­nue au mo­ment de se pré­sen­ter chez cette vieille connais­sance an­glaise.

De­puis cinq ans, Brive a, à chaque fois, su se sor­tir de l’étau hé­raul­tais sur sa pe­louse, qu’il se pré­sente en mode Gal­thié avec un jeu plus ou­vert, ou en mode White, avec une phi­lo­so­phie des­truc­trice. Ce der­nier pro­fil avait fait de belles mi­sères au CAB, d’ailleurs, cet au­tomne, pour l’avant­der­nière pres­ta­tion des Cor­ré­ziens à une heure du dé­jeu­ner qu’il di­gère si mal.

Cet après­mi­di, au Sta­dium, Brive a donc l’oc­ca­sion de re­mettre les pen­dules à l’heure. L’heure d’été, la fran­çaise. En­suite, il res­te­ra six jours pour faire bas­cu­ler son chro­no sur le mé­ri­dien de Green­wich. Ce se­ra là aus­si à la mi­jour­née. Mais on l’a dit, c’est là une tout autre his­toire.

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