Ha­mil­ton se po­si­tionne en pa­tron

Le Bri­tan­nique par­ti­ra en pole ce ma­tin (7 h)

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports l'actu nationale -

Il don­nait Fer­ra­ri fa­vo­rite pour 2017, et pour­tant... Le­wis Ha­mil­ton a dé­mon­tré qu’il était le pa­tron en s’of­frant avec la ma­nière la pre­mière pole po­si­tion de la sai­son à Mel­bourne hier, à la veille du GP d’australie.

Le temps de 1’22”188 réa­li­sé par le pi­lote star de Mer­cedes en pneus ul­tra­tendres est le meilleur ja­mais en­re­gis­tré sur le cir­cuit de l’al­bert Park.

Ses pre­miers pour­sui­vants, Se­bas­tian Vet­tel (Fer­ra­ri) et Valt­te­ri Bot­tas (Mer­cedes), se tiennent dans un mou­choir, à trois dixièmes.

Fer­ra­ri et Vet­tel, qui re­trouvent la pre­mière ligne pour la pre­mière fois de­puis le GP de Sin­ga­pour en 2015, se­raient donc en­fin en me­sure de bous­cu­ler l’écu­rie triple cham­pionne du monde en titre pi­lote et construc­teurs ?

Les jeux sont ou­verts pour les places d’hon­neur, avec l’autre Fer­ra­ri de Ki­mi Räikkö­nen pour com­plé­ter la deuxième ligne, et la course de ce ma­tin don­ne­ra cer­tai­ne­ment des élé­ments de ré­ponse plus pro­bants. Mais Ha­mil­ton, lui, pa­raît bien in­tou­chable.

Au rayon des confir­ma­tions de la troi­sième et der­nière séance d’es­sais libres et des qua­li­fi­ca­tions dis­pu­tées hier, sous une mé­téo de plus en plus nua­geuse et hu­mide, on no­te­ra aus­si l’im­pres­sion­ nante ra­pi­di­té des nou­velles mo­no­places.

Le Fran­çais Ro­main Gros­jean (Haas), qui s’élan­ce­ra en troi­sième ligne, pro­phé­ti­sait jeu­di : « On ver­ra tout au long de la sai­son si on bat les re­cords de tous les cir­cuits, mais je pense que oui. » Au vu de ces deux pre­miers jours de course, dif­fi­cile de ne pas pen­ser comme lui.

Reste une in­con­nue à la veille du pre­mier Grand Prix de 2017 : la ca­pa­ci­té des pi­lotes à en­cais­ser des

LA GRILLE DE DÉ­PART

courses qui s’an­noncent plus exi­geantes phy­si­que­ment que lors des sai­sons pré­cé­dentes, à bord de ces mo­no­places à la fois plus larges, plus lourdes et plus ra­pides.

« Avec des charges plus éle­vées dans la voi­ture, une vi­tesse ac­crue dans les vi­rages, l’en­du­rance est plus im­por­tante que ja­mais, donc nous pour­rions voir plus d’er­reurs en course, des pi­lotes pous­sés à leur li­mite », a pré­ve­nu Pad­dy Lowe, an­cien di­rec­teur tech­nique de Mer­cedes pas­sé chez Williams.

Deux « roo­kies » sur la grille

Signe qu’il de­vrait s’agir d’un fac­teur ca­pi­tal pour bien fi­gu­rer dans ce ccham­pion­nat du monde, les pi­lotes s’ac­cordent à dire qu’ils ne se sont ja­mais au­tant en­traî­nés que pen­dant l’in­ter­sai­son.

L’al­le­mand de Sau­ber Pas­cal Wehr­lein, ra­len­ti dans sa pré­pa­ra­tion par une bles­sure au dos en jan­vier et ne se sen­tant « pas prêt phy­si­que­ment », a par ailleurs re­non­cé hier ma­tin à prendre part à la course, alors qu’il avait été ju­gé apte par la Fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale de l’au­to­mo­bile.

Il a été rem­pla­cé par l’ita­lien An­to­nio Gio­vi­naz­zi, pi­lote de ré­serve de la pé­pi­nière Fer­ra­ri, no­vice en F1. Il y au­ra donc deux « roo­kies » sur la grille, avec le Ca­na­dien de Williams Lance Stroll.

FA­VO­RI. Dès le pre­mier Grand Prix, Ha­mil­ton a trou­vé la voie, celle de la pole po­si­tion.

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