LA SE­MAINE DE JACQUES MAILHOT

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Septième jour -

Der­nière bre­loque de cette brillante cam­pagne présidentielle : une montre.

Après celles de Ju­lien Dray, celle de Fran­çois Fillon, le débat s’en­ri­chit.

Peut-on en­core rire de la po­li­tique ? Peut­être plus, après le la­bo­rieux spec­tacle que la té­lé­vi­sion nous en a pro­po­sé jeu­di soir.

Quand l’in­for­ma­tion se prend pour Bou­glione, on at­teint les abysses. En d’autres temps plus es­ti­mables, Paul Amar s’était vu mon­trer le che­min de la sor­tie pour de simples gants de boxe.

La so­cié­té du spec­tacle qu’avait théo­ri­sée De­bord semble au­jourd’hui avoir at­teint sa plé­ni­tude.

Qu’im­portent le chô­mage, la dette, les me­naces… pour­vu qu’on ait l’au­dience. Nos voi­sins nous re­gardent avec ef­fa­re­ment. Le pays des Lu­mières connaît une grosse panne de sec­teur.

Ma­dame Fi­lip­pet­ti nous parle d’éco­no­mie comme Ri­bé­ry des bonnes ma­nières. Et Ma­dame An­got nous confond avec son psy­chiatre.

Au soir du pre­mier tour, on nous re­joue­ra sans doute pour la énième fois la farce mi­tée du front ré­pu­bli­cain.

Es­pé­rons que l’élec­teur ne s’en lasse pas. Fran­çois Mit­ter­rand di­sait que le ci­toyen s’éga­rait par­fois ; l’élec­teur ra­re­ment.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.