L’ASM s’est ré­veillée trop tard, hier, à Lille (24­27) face au Ra­cing

L’ASM a al­ter­né com­por­te­ment im­ma­ture et saine ré­ac­tion pour un bo­nus

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - La une - À Lille, Va­lé­ry Le­fort Sus­pen­du. Suite à son car­ton rouge, la Ligue a confir­mé que Ben­son Stan­ley se­rait sus­pen­du au­to­ma­ti­que­ment pour le quart de fi­nale de Coupe d’eu­rope contre Tou­lon.

Le bo­nus dé­fen­sif dé­cro­ché dans le Nord ne doit pas faire ou­blier une en­tame ca­tas­tro­phique, in­digne même. Comme un ga­min hon­teux, L’ASM a en­suite rec­ti­fié le tir…

Ques­tion ma­tu­ri­té col­lec­tive, on re­pas­se­ra… Alors oui, pour le Ch’ti du coin ve­nu en tri­bune avec sa bar­quette de frites (ils étaient quand même plus de 31.000, beau suc­cès po­pu­laire), c’était sym­pa. Des es­sais à ti­re­la­ri­got, des équipes mé­con­nais­sables d’une mi­temps à l’autre, et du sus­pense jus­qu’à la fin avec un par­fum de « re­mon­ta­da » à la sauce ma­roilles.

Mais quand on a l’am­bi­tion d’être cham­pion de France, ou d’eu­rope, quand ce n’est pas les deux, on ne peut dé­cem­ment pas en­ta­mer un match de cette fa­çon. Là, c’est de Cler­mont dont il est ques­tion. « En des­ sous de tout ! » a vi­tu­pé­ré Azé­ma, à peine ras­su­ré par la ré­ac­tion de son équipe en se­conde pé­riode (voir sa ré­ac­tion plus haut).

Car L’ASM est en­trée dans son match comme dans un tun­nel de vingt mi­nutes aux al­lures de train fan­tôme. Et ce­la n’a pas tar­dé. Moins de 46 se­condes pour en­cais­ser un pre­mier es­sai et des actions fran­ci­liennes fai­sant res­sem­bler la dé­fense au­ver­gnate à un gruyère. Le Ra­cing a pi­lon­né dans l’axe, L’ASM s’est écra­sée. Bi­lan, un ef­frayant et cin­glant 20­0 à la pause.

Il y avait alors ur­gence à re­mettre l’église au centre du vil­lage. Azé­ma a pris son écot, c’est la moindre des choses. Mais l’autre dis­cours qui a éveillé les consciences est ve­nu de Da­to Zi­ra­ka­sh­vi­li. Le Géor­ gien est or­gueilleux. Il a fait pas­ser le message car ce qu’il avait vu de­puis le banc des rem­pla­çants ne pou­vait dé­cem­ment sa­tis­faire per­sonne. Comme un ga­min qui re­grette, L’ASM a alors re­le­vé la tête. Elle au­rait même pu l’em­por­ter à la fin si Gros­so avait mieux gé­ré un der­ nier bal­lon. Contre Tou­lon, même avec d’autres armes, pa­reil man­que­ment se­ra rédhi­bi­toire. La cour de ré­cré, ce­la va une fois…

Et Da­to le fier a pris la pa­role à la mi­temps…

SOLIDE. Paul Je­dra­siak a su se mettre en évi­dence en mar­quant un es­sai et en réa­li­sant une fin de match im­pec­cable.

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