Une Pas­sion qui tombe à point nom­mé

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Clermont ville et agglomération - Max Do­zolme Pour l’anec­dote. Si l’on se ré­fère au titre ori­gi­nal de l’oeuvre (Pas­sio se­cun­dum Jo­han­nem) ,on de­vrait tra­duire l’oeuvre par « Pas­sion se­lon Jean » et non pas ; comme c’est pour­tant l’usage le plus fré­quent; par « Pas­sion se­lon Saint-jean ».

La Pas­sion se­lon Saint-jean de Jo­hann Se­bas­tian Bach a été in­ter­pré­tée, hier soir, à la salle Jean-coc­teau, de­vant un pu­blic conquis de 400 per­sonnes.

Les 50 cho­ristes du Choeur Mu­si­ca Me­diante, le Sin­fo­nia Me­tro­pole Or­ches­tra ain­si que le pla­teau so­liste com­po­sé de Ma­rie Pla­nin­sek (so­pra­no), Ca­the­rine Bour­geois (mez­zo­so­pra­no), Pa­trick Ga­rayt (té­nor), Phi­lippe Can­to (ba­ry­ton basse) et de Fran­çois Gau­thier (ba­ry­ton basse) ont li­vré une ver­sion pleine de fougue de la Pas­sion se­lon Saint­jean. Une fougue pour­tant bien maî­tri­sée par l’oreille avi­sée et l’in­tel­li­gence que l’on connaît au chef Pa­blo Pa­von.

Cet ora­to­rio – opé­ra re­li­gieux sans mise en scène, comme toutes les can­tates que de­vaient com­po­ser Bach en tant que maître de cha­pelle n’a pas été com­po­sée pour une date ha­sar­deuse.

Il y a exac­te­ment 293 ans et six jours, un cer­tain 7 avril 1724, la Pas­sion se­lon Saint­jean était créée à l’église Saint­ni­co­las de Leip­zig sous la di­rec­tion du com­po­si­teur lui­même. Nar­rant les épreuves et les tour­ments des der­niers ins­tants du Ch­rist avant sa mise au tom­beau, la Pas­sion de­vait à tout prix être jouée pour le Ven­dre­di saint, le jour où le Ch­rist est res­sus­ci­té.

Une oeuvre de cir­cons­tance

INS­TI­TU­TION. Cette oeuvre est bien connue de Pa­blo Pa­von et de son en­semble qui fête ses 22 an­nées d’exis­tence. PHOTO PIERRE COUBLE

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