Un Outz­bek en garde à vue

Sa page Fa­ce­book tra­hit une sym­pa­thie pour L’EI

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - France & monde actualités -

Un Ouz­bek de 39 ans connu des ser­vices de ren­sei­gne­ments a été ar­rê­té le soir de l’attentat au ca­mion bélier qui a fait quatre morts ven­dre­di à Stockholm.

«C’est un homme de 39 ans, d’ouz­bé­kis­tan », a in­di­qué le di­rec­teur de la po­lice sué­doise, Dan Elias­son, au su­jet de l’homme ar­rê­té dans la ban­lieue nord de Stockholm ven­dre­di soir. La po­lice a ajou­té avoir trou­vé dans la ca­bine du ca­mion, vo­lé à un li­vreur, « un en­gin qui n’y a pas sa place. Nous ne pou­vons pas dire ce que c’est à ce stade, si c’est une bombe ou un en­gin in­flam­mable ».

Après Londres et Saint-pé­ters­bourg

Si les en­quê­teurs n’ont évo­qué au­cun mo­bile pos­sible, le mode opé­ra­toire – un ca­mion qui a fon­cé sur la foule dans la rue pié­tonne la plus fré­quen­tée de la ca­pi­tale sué­doise – rap­pelle for­te­ment ce­lui des at­ten­tats de Nice, Ber­lin et Londres, re­ven­di­qués par le groupe État is­la­mique (EI).

L’attentat de Stockholm, le troi­sième en Eu­rope en un peu plus de quinze jours après ceux de Londres et de Saint­pé­ters­bourg, n’a pas été re­ven­di­qué dans l’im­mé­diat. Il a fait quatre morts et quinze bles­sés, se­lon un der­nier bi­lan.

Les dra­peaux ont été mis en berne sur le Pa­lais royal, le siège du gou­ver­ne­ment, le Par­le­ment et l’hô­tel de Ville de Stockholm. La Suède, pays qui se targue de son ou­ver­ture et de sa to­lé­rance, pleu­rait ses morts, qui n’ont pas tous été iden­ti­fiés. Mais la vie re­pre­nait len­te­ment ses droits dans la ca­pi­tale sué­doise, entre tris­tesse et fa­ta­lisme.

Une cé­ré­mo­nie d’hom­mage et une mi­nute de si­lence se tien­dront lun­di à mi­di en l’hon­neur des vic­times, a an­non­cé Ste­fan Löf­ven ve­nu fleu­rir, hier, le grand ma­ga­sin où le ca­mion a fi­ni sa course meur­trière. « Au­jourd’hui, toute la Suède est en deuil mais nous al­lons tra­ver­ser ce­la en­semble », a dit le Pre­mier mi­nistre, en as­su­ rant que le pays ne se lais­se­rait pas ter­ro­ri­ser. La princesse hé­ri­tière Vic­to­ria s’est, elle aus­si, dé­pla­cée sur les lieux du drame.

L’homme in­ter­pel­lé est le seul mis en cause à ce stade, même si la po­lice en­quête sur d’éven­tuelles com­pli­ci­tés. « Sa page Fa­ce­book tra­hit une sym­pa­thie pour L’EI », a no­té le di­rec­teur de re­cherche au Centre d’études des me­naces asy­mé­triques du Col­lège de la dé­fense na­tio­nale sué­doise (CATS), Magnus Rans­torp.

MÉ­MO­RIAL. La ca­pi­tale sué­doise entre tris­tesse et fa­ta­lisme au len­de­main de l’attentat. PHO­TO AFP

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