Le meurtre de son com­pa­gnon lui vaut dix-huit ans de ré­clu­sion

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Région faits divers -

Pour avoir tué son com­pa­gnon d’un coup de cou­teau, en 2013, à Saint-ju­lienc­hap­teuil (Haute-loire), Lau­rène Cres­py avait éco­pé de quinze ans de ré­clu­sion cri­mi­nelle. Une peine por­tée à dix-huit ans, en ap­pel, par les as­sises du Can­tal.

La prin­ci­pale ques­tion por­tait sur l’in­ten­tion : l’ac­cu­sée, 25 ans au mo­ment des faits, a­t­elle vou­lu tuer son com­pa­gnon Mi­chel Ri­vo­lier, en juin 2013, à Saint­ju­lienC­hap­teuil, en Haute­loire. Si elle avait ra­pi­de­ment avoué avoir por­té le coup de cou­teau mor­tel, elle a tou­jours nié avoir vou­lu le tuer, dans le huis clos de l’appartement qu’ils par­ta­geaient, ex­pli­quant avoir agi « par peur ».

Quinze ans en pre­mière ins­tance

En pre­mière ins­tance, en dé­cembre 2015, la cour d’as­sises de Haute­loire avait ré­pon­du par l’af­fir­ma­tive et condam­né la jeune mère à quinze ans de ré­clu­sion cri­mi­nelle.

Ven­dre­di, la cour d’as­sises du Can­tal, sta­tuant en ap­pel, a ren­du son ver­dict, après trois jours de dé­bats. Elle a, comme en pre­mière ins­tance, es­ti­mé que l’ac­cu­sé avait eu l’in­ten­tion de tuer son com­pa­gnon. Les juges ont ag­gra­vé sa peine, por­tée à dix­huit ans de ré­clu­sion cri­mi­nelle, soit au­de­là des ré­qui­si­tions de l’avo­cat gé­né­ral, Fré­dé­ric Al­men­dros, qui avait re­quis quinze ans.

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