Le Team LMD 63 na­vigue dans les quinze pre­miers

La Ya­ma­ha R1 du Mont­lu­çon­nais Jules Clu­zel perd quelques places en dé­but de soi­rée

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports moto - Ra­phaël Ro­chette

Il avait sur­pris le pad­dock par sa com­pé­ti­ti­vi­té lors des es­sais (10e). Le team Puy­dô­mois LMD 63 Ul­ti­mate Cup a pour­sui­vi sur sa lan­cée du­rant la pre­mière par­tie des 24 Heures mo­tos, hier, sur le cir­cuit man­ceau.

À la nuit tom­bante, l’équipe di­ri­gée par Sté­phane Mé­zard (le « M » de LMD) évo­luait aux avant­postes dans sa ca­té­go­rie su­per­stock, en 5e po­si­tion. Et la n° 63, entre les mains ex­pertes du Mont­lu­çon­nais Jules Clu­zel et de ses co­pains Per­ret et De Ca­ro­lis, os­cil­lait aux alen­tours de la 15e place au scratch.

« Une moto faite pour la course »

L’in­at­ten­due 10e place sur la grille fai­sait le bon­heur de toute l’équipe dont la jour­née dé­bu­tait de la meilleure des fa­çons en cla­quant le 6e ch­ro­no et meilleur temps en stock lors du warm up ma­ti­nal. De­vant Vil­taïs, 7e à quelques cen­tièmes…

« En plus, on a rou­lé avec les 24 litres (d’es­sence) et les pi­lotes trouvent la moto mieux avec le plein, re­le­vait Sté­phane Mé­zard. C’est pour nous la ce­rise sur le gâ­teau, puisque notre but était de tra­vailler pour la course. Pour avoir une po­si­tion de pi­lo­tage confor­table, plus fa­cile. Ce n’est pas for­cé­ ment une moto pour cla­quer des chro­nos ex­tra­or­di­naires, mais elle est faite pour faire la course. »

Et ces 24 heures nons­top qu’a en­ta­mées Lu­cas De Ca­ro­lis au gui­don de la Ya­ma­ha R1 chaus­sée en Mi­che­lin, il fau­dra qu’il se dé­roule sans trop d’em­bûches, en fai­sant preuve de la plus grande ré­gu­la­ri­té pos­sible. Beau­coup de chutes ont émaillé le dé­but de course, y com­pris chez les écu­ries de pointe. LMD 63 y a échappé.

Au warm up, ce­pen­dant, la 63 est allée au ta­pis, à cause de l’im­pru­dence d’un team ma­na­ger. Da­vid Per­ret l’a per­cu­té sur la pit lane, sans gra­vi­té, mais la moto a été en­dom­ma­gée.

Il a fal­lu ré­pa­rer les freins et re­bran­cher les fais­ceaux élec­triques. Un bon exer­cice pra­tique avant le grand dé­part.

Le seul pé­pin ? Ce se­rait trop beau et la 63 connais­sait quelques sou­cis tech­niques après le cré­pus­cule, qui lui fai­sait perdre du ter­rain et ac­cu­ser 11 tours de re­tard à 21 heures. « Plein de choses vont se pas­ser en 24 heures, rap­pe­lait le team ma­na­ger puy­dô­mois. À nous de res­ter concen­trés, la tête froide. En cas de pro­blème, il fau­dra gé­rer la crise… »

Mais pas de mau­vais pré­sages. La 63 pou­vait tou­jours es­pé­rer un bon ré­sul­tat, hier soir. Un ob­jec­tif, bien sûr, pour LMD, qui a fran­chi un cap cette an­née, au plan tech­nique et en re­cru­tant un équi­page plus per­for­mant. Sans perdre de vue, tou­te­fois, que la pre­mière am­bi­tion, c’est évi­dem­ment de voir le dra­peau à da­miers.

YA­MA­HA 63. Lu­cas De Ca­ro­lis (LMD 63) à la ba­garre avec la BMW 56.

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