Avoir une vi­sion ma­ni­chéenne

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz Ga­vin’s Cle­mente Ruiz. Ga­vin’s Cle­mente Ruiz est l’au­teur de J’y suis, j’y reste, une pe­tite an­tho­lo­gie des ex­pres­sions de notre his­toire (Al­bin Mi­chel), Les coups de foudre qui ont fait l’his­toire (La li­brai­rie Vui­bert) et Le Fin M

On en­tend sou­vent « il a une vi­sion ma­ni­chéenne des choses ». Certes. Qu’est­ce que ce­la si­gni­fie donc ? Par­tons pour un grand voyage au­jourd’hui !

Être ma­ni­chéen, quand on cherche dans le dic­tion­naire, ce­la si­gni­fie une sim­pli­fi­ca­tion ex­trême des faits. Les ma­ni­chéens pensent qu’il y a d’un cô­té le Bien et de l’autre le Mal. Point. On peut dès lors re­pro­cher aux par­ti­sans de cette vi­sion un ca­rac­tère sim­pliste, voire ca­ri­ca­tu­ral. D’autres di­ront qu’ils vivent au pays des Bi­sou­nours. Pour­quoi pas ? re, etc. etc. ne sau­rait être que for­tuite). Mais il existe aus­si de nom­breuses sectes qui gra­vitent au­tour de cette re­li­gion of­fi­cielle.

À la tête de l’une d’entre elles fi­gure Ma­ni. Il au­rait eu une pre­mière ma­ni­fes­ta­tion di­vine vers 12 ans, af­fir­mant qu’il était le suc­ces­seur du Ch­rist, puis une nou­velle fois à 28 ans. Ma­ni prend alors son bâ­ton de pè­le­rin et part di­vul­guer sa bonne pa­role, qui se ré­sume à la co­ha­bi­ta­tion de deux prin­cipes, le Bien et le Mal. Une pure hé­ré­sie, car Dieu est dé­sor­mais pour Ma­ni au même rang que le Diable. Le ma­ni­chéisme passe mal. Ma­ni fi­nit dé­ca­pi­té et dé­pe­cé. Rien que ça ! At­ten­tion, donc, la pro­chaine fois qu’on vous traite de ma­ni­chéen, les choses pour­raient mal tour­ner pour vous !

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