Rou­ge­rie : « Au Leins­ter, tout est cal­cu­lé »

Le centre de Cler­mont prêt à re­le­ver le défi ir­lan­dais avec L’ASM

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Coupe ds'peuorotspe - À Lyon, Va­lé­ry Le­fort

Les Cler­mon­tois, Rou­ge­rie en tête, savent que le triple cham­pion d’eu­rope ne laisse pas grand-chose au ha­sard. « Mais on va es­sayer de trou­ver des failles », s’em­presse d’ajou­ter le to­tem au­ver­gnat.

Rou­ge­rie est dé­jà dans son match. Il faut dire qu’il com­mence à en avoir l’ha­bi­tude au bout de dix­huit an­nées d’une car­rière qui font de lui un cas rare… Et si un jour on lui édi­fie à Cler­mont une sta­tue en marbre, ce­la pas­se­ra sans doute par l’ob­ten­tion d’un titre eu­ro­péen, après le Bren­nus de 2010.

Pour ce­la, il reste deux matchs à ga­gner pour ce guer­rier in­usable qui a conscience qu’il abat là « une de (ses) der­nières cartes alors que la fin ap­proche ». En éveil, mo­ti­vé comme ja­mais, il dit vou­loir « pro­fi­ter au maxi­mum de ces mo­ments uniques ».

Aus­si, quand hier en confé­rence de presse son ca­pi­taine a d’em­blée ex­hor­té son équipe à être prête « de­main à 16 h 15 », son pré­dé­ces­seur a vite rec­ti­fié : « Non ! non ! Da­mien. Il fau­dra être prêt dès 16 heures. Si­non, il pour­rait nous ar­ri­ver des bri­coles ! »

Il fut un temps où les Cler­mon­tois au­raient « coin­cé » après pa­reille bou­lette, tant le poids des ren­dez­vous im­pé­rieux a (trop) sou­vent pe­sé sur leurs épaules… Là ? Des rires, des mi­miques, des plai­san­te­ries même.

Et au mi­lieu de ses joueurs, un Azé­ma go­gue­nard et vi­si­ble­ment conscient de l’évo­lu­tion de son groupe au fil des an­nées. « Oui, je sens que ce groupe ar­rive à ma­tu­ri­té, concède le di­rec­teur spor­tif. Les choses s’ar­ti­culent mieux au­jourd’hui. Oui, j’ai cette sen­sa­tion­là… Ils ont ac­cu­mu­lé de l’ex­pé­rience, des sé­lec­tions, des matchs de haut ni­veau. C’est cru­cial pour abor­der ce­lui qui ar­rive ».

Car au­de­là de cette bonne hu­meur com­mu­ni­ca­tive, tous savent per­ti­nem­ment l’am­pleur de la tâche qui se pro­file. Au­ré­ lien Rou­ge­rie en tête : « Le Leins­ter était fort en 2012 (*). Il l’est tou­jours. Cette équipe est dans la conti­nui­té. Chez eux, rien n’est lais­sé au ha­sard. Au Leins­ter, tout est cal­cu­lé ».

Azé­ma sait en tout cas qu’il n’au­ra pas be­soin de mo­ti­ver son vieux pou­lain qui dé­bu­ta en pro quand lui était en­core joueur et ve­nait même à Ger­land un jour de prin­temps 1999 pour rem­por­ter un bou­clier eu­ro­péen !

Alors, l’at­ten­tion se por­te­ra da­van­tage sur cer­tains joueurs moins ro­dés à ce type d’évé­ne­ment, même si là en­core, Azé­ma se montre pla­cide en évo­quant le cas d’ar­thur Itur­ria, le plus jeune du XV de dé­part : « Il est éton­nant et ne semble pas pris par l’en­jeu. Il a suf­fi­sam­ment de maî­trise et il forme ac­tuel­le­ment avec Seb (Va­haa­ma­hi­na) le meilleur at­te­lage du mo­ment ». Alors, place au jeu. (*) De­mi­fi­nale per­due contre le Leins­ter (19­15).

MA­TU­RI­TÉ. Après la vic­toire contre Tou­lon, Au­ré­lien Rou­ge­rie, dé­jà tour­né vers le Leins­ter, sait que Cler­mont ne doit rien né­gli­ger. C’est aus­si l’une des der­nières oc­ca­sions pour lui d’ac­cro­cher un nou­veau titre à son pal­ma­rès. PHO­TO RI­CHARD BRUNEL

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.