La JAVCM so­lide aussi en voyage

Vic­toire convain­cante sur Aix­mau­rienne (59­73)

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports basket-ball - Jean-phi­lippe Béal

Plus re­lé­gables mais pas de bou­le­vard vers le main­tien

Vic­to­rieuse à Aix-les-bains, la JAVCM s’est don­né un peu d’air. Plus re­lé­gables et re­gon­flés, les Mé­tro­po­li­tains res­tent ce­pen­dant conscients qu’ils ne doivent pas s’ar­rê­ter en che­min.

Il avait le sou­rire large, Charles­hen­ri Bron­chard, ven­dre­di soir, à l’is­sue de la vic­toire de la JAVCM (59­73) de­vant AixMau­rienne. Et vou­lait que tout le monde le par­tage avec lui : « On a trop fait la g… toute l’an­née à Vi­chyC­ler­mont. Tous. C’est pas vrai ? Faut sou­rire quand même ! Il y avait de la brume des fois, là, il y a de la joie parce qu’on a vrai­ment fait un gros match pour ve­nir s’im­po­ser à Mau­rienne ! »

Une joie que par­ta­geait bien vo­lon­tiers son coach : « C’est vrai qu’on a vé­cu des pé­riodes suf­fi­sam­ment dif­fi­ciles pour avoir des pe­tits sas pour se sa­tis­faire d’avoir ga­gné un match dif­fi­cile, dans un contexte dif­fi­cile. »

Le car­re­four sa­voyard où les routes de l’avant­der­nier et du der­nier se croi­saient, fran­chi sans en­combre, les Mé­tro­po­li­tains savent pour­tant bien que même si les feux passent au vert à bon rythme (4 vic­toires en 6 ren­contres, la 2e meilleure sé­rie de l’équipe cette sai­son), ce n’est pas en­core un bou­le­vard qui s’ouvre à eux vers le main­tien, à 4 ar­rêts de la fin. Même si, avec ce suc­cès, cu­mu­lé au re­vers de Saint­cha­mond à Fos­sur­mer, ils ne sta­tionnent plus sur les em­pla­ce­ments de re­lé­gables.

Cô­té coach : « Si on veut se main­te­nir, il faut res­ter am­bi­tieux et concen­trés là­des­sus. » Cô­té joueur : « On a un gros match à Nantes, là, qui nous avait mis une fes­sée à l’al­ler. Phy­si­que­ment, dans l’éner­gie, dans l’in­ten­si­té, on s’at­tend à un com­bat de boxe. »

À Aix, les k.­o. de­bout, c’étaient plu­tôt les hommes de Lu­do­vic Gui­bert, in­tro­ni­sé coach… la veille du match, as­som­més par des Au­ver­gnats lu­cides et so­lides. Bron­chard en­core : « Notre suc­cès re­pose sur trois choses : on a rem­pli nos ob­jec­tifs en at­taque, il y a eu une grosse com­mu­ni­ca­tion en dé­fense, et troi­siè­me­ment, l’as­pect men­tal : on a eu des temps faibles (« sur des si­tua­tions de sur­nombre mal gé­rées en contre­at­taques, ce qui n’est pas notre ha­bi­tude, avec des balles per­dues », poin­ta Vi­zade) et on n’a pas cra­qué. Il n’y a pas eu de pré­ci­pi­ta­tion. Et cha­peau à Dus­tin (Ware) pour sa ges­tion de fin de match. » Une men­tion que Guillaume Vi­zade ac­corde lui aussi à son me­neur amé­ri­cain : « Ce qui per­met d’avoir la lu­ci­di­té c’est les ro­ta­tions sur le poste de me­neur, en pre­mière par­tie de sai­son, Dus­tin était trop sol­li­ci­té.

Là, Carl (Ona Em­bo), même s’il n’a joué que 16 mi­nutes, a fait un match très col­lec­tif et nous a bien ai­dés. Après, notre trac­tion ar­rière a été moins pro­li­fique. Mais ce qui est bien, c’est qu’on ait pu mar­quer 73 points dans cette confi­gu­ra­tion. Bourg nous avait ci­blés là­des­sus et on avait com­plè­te­ment ex­plo­sé, ça nous avait pa­ra­ly­sés. Là, on a eu une autre ré­ac­tion. C’est très po­si­tif. En fait, on a un socle qui se construit sur des re­pères qui de­viennent de plus en plus évi­dents. Un joueur, no­tam­ment, trouve de plus en plus de plai­sir sur un ter­rain : Jar­ryd Cole. C’est son 2e match plein de suite. Ce que j’ai ap­pré­cié, c’est que dans les mo­ments dif­fi­ciles, il a pris ses res­pon­sa­bi­li­tés. »

La bonne at­ti­tude, donc, col­lec­tive et in­di­vi­duelle, sou­li­gnée par Char­lesHen­ri Bron­chard : « Je suis très heu­reux de l’at­mo­sphère qu’il y a eu dans l’équipe, de l’ab­né­ga­tion, du sa­cri­fice de cer­tains qui ont joué 10­12 mi­nutes sans faire la g… Ça, j’aime vrai­ment ! Parce que ça veut dire que les gars ac­ceptent leur rôle et c’est comme ça qu’on forme une ar­mée, quand c’est hié­rar­chi­sé. »

Et son coach d’in­sis­ter pour la suite : « Cette en­vie col­lec­tive, il faut qu’on la main­tienne parce qu’évi­dem­ment, il reste en­core suf­fi­sam­ment de matchs pour qu’il se passe beau­coup de choses. Ce match­là, il ser­vi­ra si on le bo­ni­fie. »

COL­LEC­TIFS. Les­sort, bal­lon en mains, et Bron­chard ont net­te­ment do­mi­né Dar­daine et ses coé­qui­piers. PHO­TO BEP

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