Le mar­ché des Sa­lins est en mu­ta­tion

Les vi­si­teurs du di­manche ma­tin plé­bis­citent le com­merce de bouche et dé­laissent les puces

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Clermont Vivre Sa Ville - Yvan Guil­hot Pra­tique. Le mar­ché aux puces et le mar­ché ali­men­taire ont lieu tous les di­manches, de 7 heures à 13 heures, dans la cour de la gare rou­tière. Ren­sei­gne­ments au 04.73.93.13.61.

Grâce à la proxi­mi­té des puces et du centre-ville, le mar­ché de l’ave­nue de la Li­bé­ra­tion, at­tire. La fré­quen­ta­tion du mar­ché aux puces est, elle, en baisse, se­lon les an­ti­quaires.

Avec le pont de l’as­cen­sion et peut­être aus­si en rai­son de la cha­leur et du ra­ma­dan, les mar­chés des Sa­lins étaient un peu dé­ser­tés, la se­maine der­nière. L’af­fluence de­vrait re­ve­nir à la nor­male dès les pro­chaines se­maines, au moins pour le mar­ché ali­men­taire, le long de l’ave­nue de la Li­bé­ra­tion.

Cet ali­gne­ment de stands qui s’est gref­fé aux puces de­puis en­vi­ron sept ans compte une cin­quan­taine de com­mer­çants, dont de nom­breuses offres de sna­cking. Grâce à la proxi­mi­té du centre­ville et du mar­ché aux puces, la rue connaît une ex­cel­lente fré­quen­ta­tion.

« Le meilleur mar­ché »

Se­lon les com­mer­çants qui ont eu la bonne idée de s’y ins­tal­ler dès le dé­but, le mar­ché se­rait même le meilleur de la se­maine. Laure Vé­drine, ven­deuse de Chez L’au­ver­gnat le confirme : « Ce mar­ché est le meilleur, les gens viennent faire les puces puis ils font leurs courses ». Même constat pour Laurent, ré­ cem­ment ins­tal­lé avec une rô­tis­se­rie. « Mal­gré l’ab­sence d’élec­tri­ci­té, le mar­ché de­mande à se dé­ve­lop­per. Une ré­or­ga­ni­sa­tion se­rait pos­sible sur les ter­rains de la gare rou­tière mais ici, il n’y a plus de places. »

Si cer­tains stands im­por­tants ont quit­té la rue, des nou­veaux les ont vite rem­pla­cés, sa­tu­rant de fait la seule al­lée du mar­ché. Par­mi ces der­niers, des mar­chands de fruits et lé­gumes mais « pas de bou­cher, de char­cu­tier ou de fleu­ristes, et un seul pois­son­nier de sep­tembre à mai », dé­plore un pro­duc­teur qui pointe le manque de di­ver­si­té. Pour cet autre ven­deur ins­tal­lé de longue date, « il de­vrait y avoir un peu plus de contrôles sur l’hy­giène et les fraudes. On voit par­fois des choses louches. »

Si la si­tua­tion des com­merces ali­men­taires est bonne, celle des

ven­deurs des puces se­rait moins en­viable. Pour ce pro­fes­sion­nel de la bro­cante, proche de la re­traite, « la fré­quen­ta­tion est en ré­gres­sion et les gens ont moins d’ar­gent. De­puis l’ar­ri­vée d’in­ter­net, nous les an­ti­quaires, on n’y ar­rive plus… ».

« C’est un bon mar­ché. Pour conti­nuer à le dé­ve­lop­per, il faut plus de di­ver­si­té. » CRISTELLE Dal­bos.pro­duc­trice de fro­mage de bre­bis

ÉTALS. Les com­mer­çants sont tous re­grou­pés à cô­té du mar­ché aux puces, le long de l’ave­nue de la Li­bé­ra­tion, avec par­fois des stands très rap­pro­chés les uns des autres.

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