Pour payer moins, ré­duire ses dé­chets

Le SBA te­nait son assemblée gé­né­rale, hier ma­tin

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Puy-de-dôme actualité - Ju­lien Mo­reau

Le Syn­di­cat du Bois de l’au­mône (SBA) te­nait son assemblée gé­né­rale, hier ma­tin, à la salle des fêtes de Glaine-montaigut.

Pour cette assemblée gé­né­rale an­nuelle, 85 élus ont fait le dé­pla­ce­ment. Au vu des ap­plau­dis­se­ments, ils sont vi­si­ble­ment en­clins à prendre la dé­fense du pré­sident JeanC­laude Mo­li­nier, vi­ve­ment cha­hu­té ces der­niers mois.

Et ce de­puis l’ins­tau­ra­tion, en jan­vier, de la taxe d’en­lè­ve­ment des or­dures mé­na­gères avec une part in­ci­ta­tive, sur fond de re­fonte des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales. Une taxe qui s’ap­puie sur la va­leur lo­ca­tive.

9 % d’or­dures en moins en cinq ans

Sauf que sur ce re­gis­tre­là, toutes les com­munes ne jouent pas sur un pied d’éga­li­té. Ré­sul­tat, avec l’ob­jec­tif an­non­cé par le SBA de lis­ser les ta­rifs sur l’en­semble de ses 131 com­munes, des usa­gers vont voir leurs fac­tures net­te­ment aug­men­ter, tan­dis que d’autres les ver­ront di­mi­nuer.

For­cé­ment, ça grince des dents. Jean­claude Mo­li­nier le re­con­naît. « Ce que les gens ne com­prennent pas, c’est le ré­équi­li­brage. La taxe est un sys­tème in­juste, c’est vrai, car elle se base sur la va­leur d’une mai­son et non pas sur la pro­duc­tion des dé­chets. L’état n’a ja­mais pris ses res­pon­sa­bi­li­tés. J’écoute les usa­gers et leurs craintes. Mais la lé­gi­ti­mi­té, elle y est, car on a re­vo­té la taxe à l’una­ni­mi­té. »

Ce que sou­hai­te­rait faire com­prendre le SBA, c’est que les fac­tures pour­raient bais­ser si les ha­bi­tants font « des ef­forts » pour ré­duire leurs dé­chets. Ou plu­tôt, les re­va­lo­ri­ser, comme on dit dans le jar­gon en­vi­ron­ne­men­tal.

« Je donne souvent cet exemple : Si on prend quatre douches par jours, on paye plus d’eau que si l’on en prend qu’une », pour­suit Jean­claude Mo­ li­nier. Le Syn­di­cat du Bois de l’au­mône, à l’heure de faire son bi­lan an­nuel, peut en tout cas se tar­guer d’avoir consi­dé­ra­ble­ment ré­duit ses dé­chets de­puis cinq ans. De­puis qu’il a lan­cé des ac­tions de pré­ven­tion sur son ter­ri­toire.

« L’état n’a ja­mais pris ses res­pon­sa­bi­li­tés »

Chiffres à l’ap­pui : entre 2011 et 2016, la quan­ti­té d’or­dure mé­na­gères et as­si­mi­lées a di­mi­nué de 9 %, soit 26 kg par ha­bi­tant. Ce qui fait du SBA « le syn­di­cat qui pro­duit le moins d’or­dures mé­na­gères du Puy­de­dôme, peut­être même d’au­vergne ».

La route qui mè­ne­ra, peut­être un jour, au « zé­ro dé­chet » est en­core longue, mais elle est dé­jà bien en­ta­mée. Ceux qui veulent payer moins cher de taxe d’en­lè­ve­ment des or­dures mé­na­gères sont pré­ve­nus. Pour payer moins, moins de dé­chets.

COL­LECTE. Le SBA gère la ges­tion des dé­chets sur 131 com­munes du dé­par­te­ment. PHOTO D’AR­CHIVES RI­CHARD BRUNEL

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