Ils in­ventent l’ali­men­ta­tion de de­main

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Agglomération - Pra­tique. Ren­sei­gne­ments con­tact syl­vie.lar­don1@gmail.com

Les étu­diants Ac­ter­ra et TAM et Syl­vie Lar­don, res­pon­sable du pro­jet PSDR In­ven­ter ont ani­mé une res­ti­tu­tion in­ter­ac­tive des pro­duc­tions de 2016 et 2017 (*). Et les idées n’ont pas man­qué pour in­ven­ter notre ali­men­ta­tion de de­main.

Fin mai, les élèves et une ving­taine de per­sonnes, so­cio­pro­fes­sion­nels, élus et ha­bi­tants de Billom Com­mu­nau­té se sont réunis pour échan­ger sur les pra­tiques ali­men­taires du ter­ri­toire au­jourd’hui et de­main. La jour­née était ani­mée par les étu­diants d’agropa­ristech et leurs en­sei­gnants. Les par­ti­ci­pants ont mis en avant l’idée de créer des évé­ne­ments fes­tifs au­tour de la ques­tion de l’ali­men­ta­tion. Par exemple, faire de la ra­ta­touille pour une fête et un fes­ti­val de la soupe.

Syl­vie a mis l’ac­cent sur le nombre im­por­tant de jar­dins po­ta­gers sur l’en­semble de Billom Com­mu­nau­té et sur le fait que les ha­bi­tants pré­fèrent man­ger les pro­duits de leurs jar­dins. Il existe même une so­li­da­ri­té entre les voi­sins se par­ta­geant fruits et lé­gumes.

La sen­si­bi­li­sa­tion des en­fants à l’ali­men­ta­tion par la créa­tion d’ate­liers­cui­sines de pro­duits lo­caux, la pos­si­bi­li­té de vendre des pa­niers de lé­gumes dans les centres de loi­sirs, as­so­cier des ar­tistes pour des ba­lades fan­tai­sistes sont au­tant d’idées évo­quées. Les étu­diants pour­raient prendre en charge l’ani­ma­tion de la Se­maine du jar­din.

Im­pli­quer les pro­duc­teurs

En­suite, un dé­bat a été lan­cé sur la né­ces­si­té d’im­pli­quer les pro­duc­teurs au sein d’un tel évé­ne­ment. Le po­ten­tiel agri­cole du ter­ri­toire of­frant la pos­si­bi­li­té de créer une cou­ronne maraîchère. L’idée a été émise éga­le­ment de créer une Fête des jar­dins au ni­veau de Billom Com­mu­nau­té en im­pli­quant les Amap, les épi­ce­ries so­li­daires et « roule ma soupe »… L’ob­jec­tif : chan­ger de pra­tiques ali­men­taires, en im­pli­quant le centre de loi­sirs, le rec­to­rat, le mi­lieu de la san­té (in­fir­mières), la pré­ven­tion, la culture, les as­so­cia­tions na­ture…

La dis­cus­sion a por­té sur la construc­tion d’ate­lier de trans­for­ma­tion de pro­duits lo­caux et bio, pro­jet dif­fi­cile à réa­li­ser du point de vue ju­ri­dique. Une res­tau­ra­tion col­lec­tive et ap­pro­vi­sion­née en pro­duits lo­caux a été évo­quée. Mais la pro­duc­tion ac­tuelle en bio n’ap­pa­raît pas suf­fi­sante pour ser­vir tout le ter­ri­toire. Il se­rait pré­fé­rable que les écoles se groupent pour avoir une can­tine avec leurs propres ca­hiers des charges afin de s’ap­pro­vi­sion­ner par des pro­duc­teurs lo­caux. Bien man­ger ne veut pas dire man­ger cher (de la viande, par exemple) il faut donc chan­ger les pra­tiques et les tra­di­tions ali­men­taires.

(*) En pré­sence no­tam­ment de Jean­pierre Buche, maire de Pé­ri­gnat­sur­al­lier ; Jo­ce­lyne Glace le Gars, conseillère dé­par­te­men­tale ; Jean­mi­chel Char­lat, maire de Billom ; Sé­bas­tien Gar­dette, pré­sident de la Chambre d’agri­cul­ture 63…

EN­SEMBLE. Étu­diants, élus et par­ti­cu­liers ont ré­flé­chi à de nou­velles pra­tiques ali­men­taires.

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