Je ne suis pas de mon avis

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche -

Dire une chose. Faire l’in­verse. Et vice-ver­sa. L’ex­miss France Élo­die Gos­suin ne veut pas que sa fille par­ti­cipe à un concours Miss France. Dans la Si­li­con Val­ley, les cadres et les hauts di­ri­geants des géants de l’in­for­ma­tique (Ya­hoo, Google, Apple, ebay, etc.) ins­crivent leurs en­fants dans des écoles sans or­di­na­teur, rem­pla­cé par un ta­bleau noir, des feuilles et des sty­los. Et même de la terre glaise. Jé­rôme Ca­hu­zac, mi­nistre des fi­nances de Fran­çois Hol­lande, char­gé de tra­quer l’éva­sion fis­cale, avait un compte en Suisse. Fran­çois Fillon, qui avait bâ­ti sa can­di­da­ture à l’ély­sée sur la pro­bi­té et le res­pect de la pa­role don­née, avait pro­mis que s’il était mis en exa­men il se re­ti­re­rait de la course à l’ély­sée. Fraî­che­ment élu, Jean­luc Mé­len­chon a pré­ve­nu : « La France In­sou­mise se­ra un groupe dis­ci­pli­né ». Ré­su­mons : ils sont in­sou­mis mais ils obéissent. Va com­prendre. Au Front Na­tio­nal, qui ne manque ja­mais de ré­cla­mer da­van­tage de res­pect pour les ins­ti­tu­tions et d’obéis­sance aux forces de l’ordre, Ma­rine Le Pen et Flo­rian Phi­lip­pot re­fusent de se rendre à la convo­ca­tion de la po­lice. L’of­fice an­ti­cor­rup­tion de Nan­terre at­tend tou­jours. Comme le Modem, le FN est soup­çon­né d’avoir ré­mu­né­ré cer­tains per­ma­nents en les fai­sant sa­la­rier comme as­sis­tants de ses eu­ro­dé­pu­tés. « Fran­che­ment, on est obli­gés de sup­por­ter ça ? » C’est le cri pous­sé mer­cre­di par Jean­luc Mé­len­chon lors de son en­trée à l’as­sem­blée na­tio­nale, en dé­cou­vrant der­rière le per­choir un ru­ti­lant dra­peau eu­ro­péen. Per­sonne n’a osé lui faire re­mar­quer que de­puis des an­nées, il sup­porte d’em­po­cher chaque mois 6.600 € nets en tant que dé­pu­té eu­ro­péen. La dis­ci­pline, sû­re­ment. Fran­çois Bay­rou exi­geait de­puis deux dé­cen­nies la mo­ra­li­sa­tion de la vie pu­blique. Il a vou­lu en faire une loi. Il quitte le mi­nis­tère de la Jus­tice à cause des af­faires de fi­nan­ce­ment qui touchent son par­ti, le Modem. À l’une­dic, c’est un faux chô­meur qui tra­quait les faux chô­meurs. Le di­rec­teur du ser­vice in­for­ma­tique tou­chait en pa­ral­lèle son sa­laire, et des in­dem­ni­tés de chô­mage. En 2014, le pa­tron de l’agence na­tio­nale du trai­te­ment au­to­ma­ti­sé des in­frac­tions (ANTAI), or­ga­nisme char­gé de ré­cu­pé­rer l’ar­gent des PV, Jean­jacques De­bach, a dû dé­mis­sion­ner. Il était ac­cu­sé d’avoir fait payer ses propres PV par son ad­mi­nis­tra­tion. Da­vid Beck­ham voyage gra­tui­te­ment en jet pri­vé, am­bas­sa­deurs, en rem­bour­se­ment de dé­pla­ce­ments pour ses oeuvres ca­ri­ta­tives. (La for­tune de Da­vid Beck­ham est es­ti­mée à 560 mil­lions de dol­lars, soit quelque 150 mil­lions de plus que la reine d’an­gle­terre.) Vous vous rap­pe­lez le Ice Bu­cket Chal­lenge ? Des cé­lé­bri­tés du monde en­tier se ba­lan­çaient des seaux d’eau gla­cée à la tronche. Pour ri­go­ler. Et faire par­ler d’eux. Son pro­mo­teur, Co­rey Grif­fin, est mort noyé après avoir vou­lu na­ger à 2 heures du ma­tin dans les eaux po­laires de l’île de Nan­tu­cket. Bo­no, le cé­lèbre chan­teur de U2, in­fa­ti­gable dé­fen­seur de la cause des déshé­ri­tés, en­ne­mi dé­cla­ré de la pau­vre­té, et de la dette des pays pauvres, bref Bo­no do­mi­ci­lie une par­tie de ses avoirs aux Pays­bas où les taxes ar­tis­tiques sont par­mi les plus basses d’eu­rope (1,6 %, en­core moins qu’en Ir­lande). Ji­mi He­sel­den, pro­prié­taire et fa­bri­cant des Seg­way – ces trot­ti­nettes élec­triques aux deux roues pa­ral­lèles – s’est tué en tom­bant d’une fa­laise. Il pi­lo­tait un Seg­way. La co­mé­dienne Ju­lia Ro­berts a don­né ce conseil : « N’écou­tez ja­mais les conseils d’une ac­trice!»■

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