Dans l’as­siette des Fran­çais en­core des progrès à réa­li­ser

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - La une -

De plus en plus de nour­ri­ture in­dus­trielle, trop de sel, pas as­sez de fruits et lé­gumes : les Fran­çais, trop sé­den­taires, de­vraient amé­lio­rer cer­taines ha­bi­tudes, sou­ligne l’agence na­tio­nale de sé­cu­ri­té sa­ni­taire de l’ali­men­ta­tion (Anses).

P

our ac­tua­li­ser la pho­to­gra­phie des as­siettes et des modes de vie, l’anses, qui a li­vré cette se­maine sa 3e étude « INCA 3 » sur le su­jet, a mo­bi­li­sé près de 200 en­quê­teurs en mé­tro­pole entre 2014 et 2015 avec la par­ti­ci­pa­tion d’un échan­tillon re­pré­sen­ta­tif de plus de 5.800 per­sonnes.

« En­core un ef­fort sur le sel et les fibres », lance l’anses à l’adresse en par­ti­cu­lier des pro­fes­sion­nels pour conti­nuer à ré­duire la te­neur en sel des ali­ments et aug­men­ter celle en fibres. Les ap­ports en sel es­ti­més à 9 grammes par jour (g/j) chez les hommes et à 7 g/j chez les femmes, res­tent su­pé­rieurs à l’ob­jec­tif du Pro­gramme na­tio­nal nu­tri­tion san­té (8 g/j pour les hommes et 6,5 g/j pour les femmes). Prin­ci­pa­le­ment en cause : les pains, les sand­wichs, piz­zas, les condi­ments et sauces, les soupes et les char­cu­te­ries…

Les gé­né­ra­tions les plus jeunes consomment quatre fois moins de fruits et de lé­gumes que leurs grands­pa­rents, vient de dé­plo­rer le Centre de re­cherche pour l’étude et l’ob­ser­va­tion des condi­ tions de vie dans une étude dis­tincte. Un quart des adultes seule­ment suivent la re­com­man­da­tion de consom­mer cinq fruits et lé­gumes par jour, note­t­il.

Les Fran­çais ne consomment tou­jours pas as­sez de fibres que l’on trouve dans les fruits et lé­gumes, dans les lé­gu­mi­neuses qui sont éga­le­ment riches en pro­téines, et bien sûr dans les pro­duits cé­réa­liers, ren­ché­rit l’anses. Les quan­ti­tés de fibres ab­sor­bées par les adultes (20 g/ j) de­meurent trop faibles par rap­port aux re­com­man­da­tions (30 g/j).

Éga­le­ment en hausse, l’achat sur in­ter­net (de 1 % à 11 %). Les mau­vaises ha­bi­tudes ali­men­taires se conjuguent avec une situation « tou­jours pré­oc­cu­pante » en ma­tière de sur­poids et d’obé­si­té, d’ac­ti­vi­té phy­sique et de sé­den­ta­ri­té.

En 2014­2015, 13 % des en­fants et ado­les­cents (jus­qu’à 17 ans) et 34 % des adultes de 18 à 79 ans sont en sur­poids, 4 % et 17 % res­pec­ti­ve­ment sont obèses. L’agence sa­ni­taire re­lève un pour­cen­tage « alar­mant » de sé­den­taires : la moi­tié des 11 à 14 ans, deux­tiers des ado­les­cents de 15 à 17 ans et plus de 80 % des adultes de 18 à 79 ans sont concer­nés.

En sept ans, le temps quo­ti­dien pas­sé de­vant un écran pour les loisirs a aug­men­té de 20 mi­nutes en moyenne chez les en­fants et de 1 h 20 chez les adultes, pas­sant res­pec­ti­ve­mentde2h45à3h05 etde3h30à4h50par jour en moyenne, in­dique Jean­luc Vo­la­tier, de l’anses. « Un tiers des en­fants et des adultes com­binent in­ac­ti­vi­té phy­sique et sé­den­ta­ri­té », ajoute Ca­rine Du­buis­son, de l’anses éga­le­ment.

Pain, piz­zas, sauces ou en­core char­cu­te­rie mis en cause

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