A Mont­pey­roux on di­rait le sud !

Le village ne tra­vaille plus l’ar­kose mais son image. Mont­pey­roux rayonne par la blan­cheur de son bâ­tit, lui confé­rant des airs de Pro­vence. Son don­jon, ses ruelles fleu­ries et ses ar­tistes ex­po­sant à même le per­ron… L’an­cienne ci­té vi­gne­ronne est de­ve­nu

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - La Une - Ra­phaël Abd El Nour ra­phael.ab­del­nour@gmail.com

« C’est un peu le Sud en Au­vergne, ici ! »

Il est en T­shirt, short et bas­kets. Au fil des ruelles de Mont­pey­roux, entre les pierres blanches des mai­sons, il flâne en cette ma­ti­née en­so­leillée de juillet. Les gens le re­con­naissent : « Ah ! Mon­sieur le maire ! Bon­jour ! ». Il les sa­lue avec cha­leur, puis re­prend sa route. Ch­ris­tophe Ro­quette pro­fite du calme de son village, avant que le mois d’août et ses nom­breux tou­ristes n’ar­rivent.

Mais cer­tains cu­rieux dé­couvrent dé­jà Mont­pey­roux, son don­jon et ses rues fleu­ries. Et ils ne sont pas dé­çus. « C’est vrai­ment bien res­tau­ré », es­time Va­lé­rie, ve­nue de Pa­ris avec sa fille pour les va­cances. « On di­rait un pe­tit village de Tos­cane. C’est un peu le Sud en Au­vergne ici », se ré­jouit­elle.

Et pour at­ti­rer les in­con­nus, les ar­ti­sans de Mont­pey­roux s’or­ga­nisent. On trouve plus d’un pan­neau « ex­po­si­tion » dans les ruelles. Co­rine Ray­mond a par exemple sau­té sur une belle oc­ca­sion : un pe­tit com­merce, si­tué en plein dans l’axe prin­ci­pal de pas­sage des tou­ristes, s’est li­bé­ré. Une au­baine pour cette sculp­trice de 52 ans. « C’est tel­le­ment jo­li ici et les gens sont tel­le­ment sym­ pa­thiques que j’ai dit “ban­co !” tout de suite », ex­plique l’ar­tiste, qui avait dé­jà ex­po­sé quatre fois à Mont­pey­roux.

Même pour ceux qui y ha­bitent de­puis long­temps, l’émer­veille­ment reste in­tact. Avec une ex­pres­sion qui re­vient sans cesse : « Coup de foudre ». Joëlle l’a eu pour le village il y a 17 ans. « Je suis ve­nue y ha­bi­ter ra­pi­de­ment. Tout est très tran­quille et très beau », confie cette an­cien­ ne com­mer­çante. « C’est parce qu’il y avait des car­rières d’ar­kose ici. » L’ar­kose, cette pierre de grès blanche, consti­tuait il y a un siècle l’in­dus­trie de Mont­pey­roux. Elle fait au­jourd’hui son charme.

PHO­TO JEAN-LOUIS GORCE

LUNE DE MIEL. Pour leurs pho­tos de ma­riage, Ju­lien et Jen­ni­fer ont choi­si Mont­pey­roux. PHO­TO JEAN-LOUIS GORCE

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