Neuf jours avec les trou­ba­dours et les sal­tim­banques C’

Sou­vi­gny (Al­lier)

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Estivités - Ma­thilde Du­cha­telle ma­thilde.du­cha­telle@cen­tre­france.com

Le 24e Fes­ti­val des trou­ba­dours et sal­tim­banques de Sou­vi­gny foi­sonne d’ac­ti­vi­tés pen­dant neuf jours pleins. Par­mi les nom­breux ren­dez-vous qu’offre cette grande foire mé­dié­vale, nous vous avons sé­lec­tion­né cinq bonnes rai­sons de s’in­vi­ter, jus­qu’au 6 août, dans ce beau site de l’al­lier.

est par­ti de­puis hier. Pen­dant en­core huit jours, Sou­vi­gny ne va pas vrai­ment dor­mir. Ou alors en rê­vant de fa­ran­doles, de cra­cheurs de feu, d’her­bo­ristes ou de jon­gleurs ha­billés en fou. 40.000 vi­si­teurs sont at­ten­dus jus­qu’au di­manche 6 août. On vous donne cinq bonnes rai­sons de gros­sir les rangs des fes­ti­va­liers.

1 Un char­mant village mé­dié­val

à vi­si­ter sans faute. Au­tre­fois « fille aî­née » de l’ab­baye de Clu­ny et né­cro­pole des ducs de Bour­bon, Sou­vi­gny pos­sède en­core les atours de sa gran­deur pas­sée, no­tam­ment via l’église prieu­rale (et son orgue Clic­quot, certes du XVIIIE siècle mais en concert tous les jours de la foire, de 19 h à 19 h 30) et le jar­din du prieu­ré. Bref, un cadre idéal pour une fête mé­dié­vale. 2

Les oreilles frisent. De nom­breuses troupes s’at­tachent à tra­vailler à par­tir du ré­per­toire mé­dié­val, pour, plus ou moins, s’en dé­ta­cher. Va­ga­rem se pré­sente ain­si comme un trio « qui dé­pous­sière avec pas­sion les ma­nus­crits an­ciens d’une Eu­rope en­tière ». La com­pa­gnie Soñj crée quant à elle « un ré­per­toire sin­gu­lier qui fait le pa­ral­lèle entre les mu­siques an­ciennes oc­ci­den­tales et les mu­siques an­ciennes et po­pu­laires d’orient ». Avec le trio Mer­wenn, les gam­bettes com­men­ce­ront à fu­rieu­se­ment s’agi­ter : « Tel le vent du sud­ouest des tem­pêtes bre­tonnes », il agi­te­ra le fes­ti­val « aux sons ryth­més de la veuse, du tam­bour et du bou­zou­ki », pro­mettent les ar­tistes.

Avec les Tan­neurs de drac, on

entre dans la case « néo­mé­dié­val folk’n’trad », le drac dé­si­gnant, « prin­ci­pa­le­ment en Oc­ci­ta­nie et en Ca­ta­logne, un grand nombre de créa­tures ima­gi­naires, dont la plu­part sont consi­dé­rées comme des dra­gons re­pré­sen­tant le diable, liés à l’eau et à ses dan­gers ».

Les Com­pa­gnons du gras jam­bon jouent quant à eux sur le re­gistre « rock mé­dié­val hu­mo­ris­tique ». On est loin de la chan­son de geste, mais c’est bien plus drôle. Sur­tout quand les mu­si­ciens sont ac­com­pa­gnés d’im­pro­bables cho­ré­gra­phies.

3 Et les gam­bettes s’agitent.

L’as­so­cia­tion Sou­vi­gny Grand site, or­ga­ni­sa­trice de l’évé­ne­ment, a éga­le­ment pro­gram­mé l’as­so­cia­tion Fa­cia Fus­ta, qui réunit des ama­teurs, dan­seurs et mu­si­ciens de toutes ori­gines et de tous âges. Leur dé­fi : en­traî­ner le pu­blic dans de folles fa­ran­doles. 4

Les nuits s’en­flamment. Des spec­tacles de feu, il y en a tous les soirs, que ce soit en In et en Off. En In avec les com­pa­gnies Zoo­lians (his­to­rique), Chk1 et Thil­le­li (nou­veaux). Les Off, ce sont des spec­tacles construits jour par jour avec des jon­gleurs et cra­cheurs ama­teurs, qui animent le par­vis de l’église jusque tard dans la nuit. 5 Se culti­ver sur la vie au

Moyen Âge. Si on peut re­pro­cher à cer­taines troupes de ne pas être « his­to » (com­pre­nez, comme à l’époque), deux com­pa­gnies, La Mais­nie du Mont­fer­rand et les Mâche­lai­tue font leur af­faire de l’his­toire. Elles ins­tallent leur cam­pe­ment pour toute la du­rée du fes­ti­val, et prennent le temps de pré­sen­ter des do­maines par­ti­cu­liers qui exis­taient au Moyen Âge : her­be­ris­te­rie, tra­vail du cuir, van­ne­rie, cui­sine, breu­vages, fa­bri­ca­tion de chan­delles, cal­li­gra­phie… Une im­mer­sion lu­dique et pédagogique.

PAR­VIS DE L’ÉGLISE. C’est le lieu le plus em­blé­ma­tique de la foire. Le par­vis de l’église prieu­rale ac­cueille des troupes (ici les Co

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