Com­ment a pris vie la messe des morts ?

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche -

Au sein d’une gé­né­ra­tion ro­man­tique fas­ci­née par le genre du re­quiem (Che­ru­bi­ni, Ber­lioz, Brahms, etc.), Giu­seppe Ver­di était sans doute le seul à avoir cô­toyé la mort d’aus­si près, lui qui af­fron­ta suc­ces­si­ve­ment la dis­pa­ri­tion de sa jeune épouse et de leurs deux en­fants entre 1838 et 1840. Près de vingt ans plus tard, en 1868, le com­po­si­teur in­cite ses confrères ita­liens à col­la­bo­rer à une messe de re­quiem en hom­mage à Gioa­chi­no Ros­si­ni, choi­sis­sant de mettre en mu­sique la par­tie fi­nale,

En mai 1874, le mu­si­cien achève en­fin sa propre messe des morts. Ver­di était alors du­ra­ble­ment meur­tri par la mort du poète Ales­san­dro Man­zo­ni, au­teur des

– l’un de ses livres de che­vet –, dis­pa­ru un an plus tôt, et fi­gure es­sen­tielle de l’uni­té po­li­tique ita­lienne.

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