Un pas­sage éclair dans la mai­son de Mme Le­brun, à Dreux

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche -

Que reste-t-il du sé­jour de Vic­tor Hu­go à Dreux, ces trois jours de juillet 1821 ? Pas grand-chose, à part ce poème

qui donne à ce pé­riple amoureux un par­fum d’éter­ni­té. L’hô­tel Pa­ra­dis, éta­blis­se­ment où l’au­teur a sé­jour­né, a été ra­sé il y a bien long­temps. Seule une mai­son reste de­bout : celle de Mme Le­brun, si­tuée rue Go­deau, où une plaque est en­core vi­sible. C’est là-bas qu’il a trou­vé re­fuge après une ar­ri­vée mou­ve­men­tée. Le jeune homme a en ef­fet dé­bar­qué en ville dans un sale état, cou­vert de pous­sière, et sans au­cun do­cu­ment at­tes­tant de son iden­ti­té. Il n’en faut pas plus pour que la po­lice s’in­té­resse à son cas. Il a beau cla­mer haut et fort être le fils d’un gé­né­ral d’em­pire (ce qui Ra­gaillar­di par l’ac­cueil drouais et par le suc­cès de son en­tre­prise amou­reuse, Vic­tor Hu­go re­passe, à la fin de son sé­jour, re­mer­cier en­core une fois Mme Le­brun, avant de re­par­tir à Pa­ris. Com­ment est-il ren­tré ? L’his­toire ne le dit pas, seul l’al­ler est res­té dans la lé­gende…■

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