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La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Lemag' -

écrit et le par­fum ont un lien étroit, comme en té­moigne l’édi­tion des

(Cherche Mi­di), un re­cueil de nou­velles où le lec­teur bu­tine des mots riches en sen­sa­tions. Comme un bou­quet « où l’on na­vigue entre l’in­time et le su­blime ».

À l’ori­gine, on vou­lait ra­con­ter l’in­di­cible. En 15 ans de pré­sence chez Guer­lain, j’ai ren­con­tré des gens qui m’ont par­lé de leurs aven­tures per­son­nelles, struc­tu­rantes. Ce­la a été le dé­clen­cheur de notre concours de nou­velles et de la pu­bli­ca­tion des meilleures. Le par­fum, c’est comme une com­po­si­tion mu­si­cale ou lit­té­raire.

Nous ne sommes pas une « mai­son du sent­bon ». Le par­fu­meur réa­lise une com­po­si­tion ori­gi­nale. Ce­la de­vient un su­jet iden­ti­taire, de liens, de sou­ve­nirs puis­sants. C’est le monde de l’in­time et du su­blime. La lit­té­ra­ture, c’est ça aus­si : ra­con­ter, échan­ger, créer du lien, cor­res­pondre.

J’évoque le par­fum comme une struc­ture iden­ti­taire pour être en lien avec soi­même et les autres. Chez nous, on a une ci­ta­tion qui est mise en va­leur : « Le par­fum, c’est une trace de moi dans la mé­moire des

Nous avons la culture du beau, c’est une ins­pi­ra­tion qua­si phi­lo­so­phique. Nous ne sommes ni ar­tistes, ni pro­duc­teurs d’art, mais nous culti­vons l’es­prit « à la ma­nière de… ». C’est pour cette rai­son que nous sommes no­tam­ment par­te­naires de la Fiac, nous avons aus­si lan­cé le prix du des­sin contem­po­rain, nous sou­te­nons la Mai­son eu­ro­péenne de la pho­to­gra­phie, le théâtre du Châ­te­let, etc.

L’es­prit de Guer­lain est de dé­ve­lop­per, de pré­ser­ver et de trans­mettre, avec un es­prit du temps long. J’ai struc­tu­ré cette dé­marche pour que l’on s’y en­gage da­van­tage. J’ai une convic­tion pro­fonde : « le luxe de de­main se­ra du­rable ».

La bio­di­ver­si­té, avec l’en­tre­tien et le dé­ve­lop­pe­ment de fi­lières au­tour du na­tu­rel pour les fleurs, les ma­tières pour la cos­mé­tique. Les éco­sys­tèmes les plus purs don­ne­ront les plus belles fleurs, les plus belles ma­tières, les plus belles mo­lé­cules.

J’aime la beau­té sous toutes ses formes, un texte, une pho­to, une pein­ture, avec toutes les émo­tions que ce­la peut pro­cu­rer. Je suis très lec­ture phi­lo­so­phique. J’ai aus­si lu ré­cem­ment le livre de Ch­ris­tine Cayol,

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