Les nou­velles me­naces vir­tuelles

Les en­tre­prises sont de plus en plus sen­sibles aux risques liés à la cy­ber­cri­mi­na­li­té. Il faut dire que leurs pertes fi­nan­cières vont crois­santes face aux nou­velles at­taques et aux de­mandes de ran­çon vir­tuelles.

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Numérique - Frank Si­mon frank.si­mon@cen­tre­france.com

Al’heure du tout­nu­mé­rique, la cri­mi­na­li­té se met à la page ! De plus en plus d’en­tre­prises sont en ef­fet vic­times de ce que l’on ap­pelle les « ran­som­wares », des de­mandes de ran­çon, payables avec des bit­coins, pour échap­per à une mise en berne du sys­tème in­for­ma­tique.

4,3 mil­lions dans la sé­cu­ri­té

Des de­mandes de ran­çons nu­mé­rique pour pro­té­ger non pas des hommes mais bien des don­nées sou­vent cru­ciales pour les en­tre­prises. L’an pas­sé, des cen­taines de mil­liers de vic­times dans le monde dont de grands groupes comme Re­naultNis­san, les hô­pi­taux bri­tan­niques ou Te­le­fo­ni­ca, se sont vues ran­çon­nées par des cy­ber­cri­mi­nels. Se­lon la der­nière étude Cis­co, le ran­som­ware consti­tue l’une des prin­ci­pales me­naces pour les en­tre­prises quel que soit le sec­teur d’ac­ti­vi­té. En­vi­ron 49 % des en­tre­prises mon­diales au­raient ain­si su­bi au moins une cy­be­rat­taque se tra­dui­sant par une de­mande de ran­çon en 2016 !

Dé­sor­mais, la cy­ber­cri­mi­na­li­té est consi­dé­rée comme un en­jeu de taille pour les en­tre­prises faute de s’y être in­té­res­sée bien en amont. Dans le der­nier rap­port pu­blié par l’agence PWC (in­ti­tu­lé The Glo­bal state of in­for­ma­tion se­cu­ri­ty sur­vey 2017), les grandes en­tre­prises fran­çaises in­ter­ro­gées au­raient dé­pen­sé en moyenne 4,3 mil­lions d’eu­ros dans la sé­cu­ri­té des sys­tèmes d’in­for­ma­tion au cours de ces douze der­niers mois. Pa­ral­lè­le­ment, elles es­timent avoir en­re­gis­tré des pertes es­ti­mées à 2,25 mil­lions d’eu­ros, en aug­men­ta­tion de 50 % par rap­port à 2016 !

39 % confiantes

Des en­tre­prises ayant ma­jo­ri­tai­re­ment des dif­fi­cul­tés à gé­rer les risques de cy­ber­sé­cu­ri­té dans un en­vi­ron­ne­ment di­gi­tal sans cesse plus com­plexe et seule­ment « 39 % d’entre elles se dé­clarent confiantes en leur ca­pa­ci­té d’iden­ti­fier les sources des cy­ber­at­taques ». Elles ont éga­le­ment iden­ti­fié « 4.550 in­ci­dents en 2017, soit l’équi­valent de 12 in­ci­dents par jour, contre 11 en 2016), soit une hausse de 9 % en une an­née. »

Une mise en alerte des en­tre­prises fran­çaises les pla­çant de­vant les en­tre­prises mon­diales puisque « 70 % des en­tre­prises fran­çaises in­ter­ro­gées af­firment avoir dé­fi­ni ou être en cours de dé­fi­ni­tion d’une stra­té­gie glo­bale en ma­tière de sé­cu­ri­té et d’in­for­ma­tion, contre 67 % des en­tre­prises mon­diales ». En France, l’in­ter­rup­tion des opé­ra­tions et la mise en dan­ger de don­nées sen­sibles sont ci­tées comme prin­ci­pales consé­quences d’une cy­be­rat­taque (36 %) sui­vie par une me­nace pour la qua­li­té des pro­duits (32 %) et un risque pour la vie hu­maine (25 %).

DAN­GER. Les en­tre­prises fran­çaises prennent dé­sor­mais la me­sure des me­naces cy­ber­cri­mi­nelles.

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