L’ASM Cler­mont n’est pas res­tée sur sa fin

Sous une pluie qui n’a rien ar­ran­gé au spec­tacle, Cler­mont a mis le temps pour prendre la me­sure de faibles Bor­de­lais. Et cau­té­ri­ser un peu ses plaies du mo­ment. Face à une UBB fan­to­ma­tique qui a lâ­ché dans le der­nier quart d’heure

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports Rugby - Va­lé­ry Le­fort

Jus­qu’à l’heure de jeu et le pre­mier es­sai d’ulu­gia après une car­touche de Toea­va sur Se­rin, on s’est en­nuyé ferme… Avec un fa­mé­lique 12­3 au ta­bleau d’af­fi­chage pour une sé­rie de pé­na­li­tés sans charme, dif­fi­cile de s’en­thou­sias­mer. Il faut dire que le cock­tail mê­lant pluie, do­mi­na­tion écra­sante mais sté­rile de L’ASM face à un Bor­deaux sans plus d’am­bi­tion que de ne pas prendre une vo­lée, il y avait là de quoi en­dor­mir le plus pas­sion­né des sup­por­ters.

Mais pas à Cler­mont où ils étaient en­core plus de 15.000 à encourager, pous­ser, chan­ter mal­gré un contexte plus proche de la neu­ras­thé­nie que de l’en­vo­lée ly­rique…

Alors que les avants au­ver­gnats avaient fait le mé­tier et re­trou­vé sur les rucks et dans le com­bat cette hargne ab­sente à Tou­lon et Pa­ris, leurs rem­pla­çants ont don­né dans la même veine pour faire ex­plo­ser cette pha­lange gi­ron­dine qui n’avait rien de plus à pro­po­ser. Et si La­me­rat avait bien ten­té en vain de se­couer le co­co­tier par une ac­ti­vi­té au­des­sus de la moyenne mal­gré un contexte lé­ni­fiant, c’est fort lo­gi­que­ment que la dif­fé­rence al­lait se faire par ces gros tou­chant les di­vi­dendes de leurs ef­forts conju­gués. Tout juste en­tré en jeu, Ulu­gia ou­vrait le bal après le coup de toc­sin de Toe­va sur Se­rin dans l’en­but (19­3, 58e).

Dès lors, Cler­mont pou­vait se li­bé­rer un pe­tit peu mal­gré un dé­chet en­core trop pré­gnant qui ren­voyait à la seule pres­sion du jour, celle de ne pas s’im­po­ser. En dé­pit d’une en­fi­lade de touches éga­rées, L’ASM n’al­lait plus lâ­cher une proie alors ré­duite à l’état de vic­time ex­pia­toire. Du pain bé­ni pour le pi­lier gauche rem­pla­çant Lo­ni Uhi­la, pous­sé der­rière la ligne par un pa­quet re­van­chard (26­3, 70e).

Dans ce duel à vide alors plié, on al­lait ap­pré­cier la pres­ta­tion de Ja­co­bus Van Ton­der en deuxième ligne. Har­gneux au sol, ré­glé et propre en touche, le jeune Sud­afri­cain ne mit pas long­temps à confir­mer tout le bien que tout le staff, des Es­poirs au groupe pro, pense dé­jà cet ath­lète en­core en de­ve­nir. Car c’est lui qui al­lait ins­crire l’es­sai du bo­nus dans les ar­rêts de jeu. « Il avait fait une ex­cel­lente pré­pa­ra­tion d’avant­sai­son avant de se bles­ser. Si­non, on l’au­rait vu plus tôt. On va pou­voir comp­ter sur lui à l’ave­nir », as­su­rait un Ber­nard Gout­ta par ailleurs sou­la­gé. Lui l’ar­ché­type du don de sa per­sonne sur un ter­rain avait ­ doux eu­phé­misme ­ mal en­cais­sé l’am­pleur des nau­frages va­rois et pa­ri­siens.

Hier, Cler­mont n’a pas été éblouis­sant. On ne lui en de­man­dait pas tant d’ailleurs. Il a juste fait le tra­vail né­ces­saire. « Il fal­lait don­ner une autre image de L’ASM », as­sé­nait en­core le coach des avants. C’est fait. On sau­ra s’en conten­ter.

« Il fal­lait don­ner une autre image de L’ASM » (Gout­ta)

PHO­TOS FRAN­CIS CAMPAGNONI

Le jeune deuxième ligne Ja­co­bus Van Ton­der a réa­li­sé une en­trée re­mar­quée et réus­sie. Non content de mar­quer l’es­sai du bo­nus dans les ar­rêts de jeu, il avait avant ce­la fait montre d’une grosse ac­ti­vi­té dans le com­bat et en touche.

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