Un nou­veau pa­tron pour les gen­darmes

■ Ren­contre avec le co­lo­nel Ott, qui a fait sa pre­mière sor­tie of­fi­cielle, hier, à Cler­mont­Fer­rand

La Montagne (Clermont-Limagne) - - Région Faits Divers - Sté­phane Bar­noin ste­phane.bar­noin@cen­tre­france.com

Phi­lippe Ott a pris ses fonc­tions lun­di. Ce co­lo­nel de 54 ans, qui ar­rive de Tu­ni­sie, en­dosse un double cos­tume : il est dé­sor­mais à la tête des quelque 2.000 gen­darmes au­ver­gnats et du grou­pe­ment dé­par­te­men­tal du Puy-de-Dôme.

«Com­man­de­ment plu­vieux, com­man­de­ment heu­reux. Tout com­mence sous de très bons aus­pices ! » Loin du ciel bleu azur de Tu­nis, qu’il a quit­té en fin de se­maine der­nière (voir bio­gra­phie ci­contre), Phi­lippe Ott a connu une pre­mière sor­tie of­fi­cielle hu­mide, hier ma­tin, à l’oc­ca­sion d’une cé­ré­mo­nie des cou­leurs et d’une re­mise de dé­co­ra­tions à Cler­mont­Fer­rand.

Bien­ve­nue en ter­ri­toire in­con­nu

Pas de quoi per­tur­ber cet of­fi­cier che­vron­né de 50 ans, rom­pu aux chan­ge­ments de cli­mat et de dé­cor. Avant la Tu­ni­sie – où il a été confron­té à l’at­ten­tat du mu­sée du Bar­do, en mars 2015 – Phi­lippe Ott a no­tam­ment exer­cé à Vannes, Ber­lin, Pa­ris, Caen ou An­ka­ra. Et l’Au­vergne ? « Avec ma femme, on ne connaît pas du tout. Mais on est sin­cè­re­ment ra­vis d’ar­ri­ver dans une ré­gion de ter­roir et dans un dé­par­te­ment (il se­ra ba­sé à Cler­mont­Fer­rand, NDLR) aus­si di­ver­si­fié. On sent ici une forme de co­hé­sion fa­mi­liale qui me plaît dé­jà ».

Le plan d’ac­tion pré­cis et les orien­ta­tions opé­ra­tion­nelles du nou­veau pa­tron se­ront ar­rê­tés dans les pro­chaines se­maines. « Pour l’heure, c’est en­core trop tôt. Tout ce­la va s’af­fi­ner peu à peu ».

Hier, Phi­lippe Ott a tout de même dé­voi­lé quelques axes struc­tu­rants du man­dat qui s’ouvre. Le cadre fixé par le mi­nis­tère de l’In­té­rieur est connu : la

pro­tec­tion des Fran­çais contre le ter­ro­risme, la ga­ran­tie des droits des ci­toyens et la mise en place d’un ser­vice pu­blic à la fois plus proche, plus ef­fi­cace et plus mo­derne sont éri­gées en prio­ri­té.

À l’in­té­rieur de cette co­ quille com­mune, le Lan­dais, père de cinq en­fants, compte ap­por­ter sa touche per­son­nelle. En ma­tière de ma­na­ge­ment, no­tam­ment, il pro­met d’être un chef proche de ses troupes. « C’est pri­mor­dial. J’ai tou­jours pla­cé l’hu­main au coeur de mes pré­oc­cu­pa­tions ».

Sé­cu­ri­té rou­tière et cam­brio­lages

Sur le ter­rain, Phi­lippe Ott an­nonce d’em­blée un ef­fort ac­cen­tué contre « l’in­sé­cu­ri­té rou­tière ». « Il y a dans le Puy­de­Dôme une vraie fra­gi­li­té sur cette thé­ma­tique. On ne lâ­che­ra rien », pré­vient­il.

Autre point de vul­né­ra­bi­li­té connu, qui n’a pas échap­pé au nou­veau pa­tron : l’ex­plo­sion des vols par ef­frac­tion dans les ré­si­dences prin­ci­pales. « Le Puy­de­Dôme est dé­sor­mais le quin­zième dé­par­te­ment en France sur cet agré­gat, dé­taille Phi­lippe Ott. C’est in­édit, et ce­la com­mence même à se voir de­puis Pa­ris. Ma di­rec­tion na­tio­nale a bien re­pé­ré l’ano­ma­lie… » Pas de temps à perdre, donc. Une « ac­tion forte » contre les cam­brio­lages est dé­jà dans les tuyaux. ■

PHO­TO JEAN-LOUIS GORCE

AR­RI­VÉE. Ce Lan­dais d’ori­gine a été nom­mé com­man­dant du grou­pe­ment de gen­dar­me­rie du Puy-de-Dôme et com­man­dant ad­joint de la ré­gion Au­vergne-Rhône-Alpes.

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