Sont-ils liés par un « pacte dia­bo­lique » ?

Le duo qui sem­blait in­ébran­lable dans le box des ac­cu­sés s’est briè­ve­ment di­vi­sé

La Montagne (Clermont-Volcans) - - Affaire Fiona - Ophé­lie Cré­millieux ophe­lie.cre­mil­lieux@cen­tre­france.com (*) Le pré­nom a été mo­di­fié.

Une dis­pute a dé­sta­bi­li­sé les deux ac­cu­sés, hier après­mi­di aux as­sises de la Hau­teLoire. Mais les deux exa­mants ne se dé­chirent pas. Pour quelle rai­son ? Est-ce par amour, pour leur en­fant ou par in­té­rêt ?

Hier en­core, le duo Ma­kh­louf­Bour­geon sem­blait in­ébran­lable dans le box des ac­cu­sés. Hier en­core, le beau­père de Fio­na cla­mait son in­no­cence en veillant à ne pas « en­fon­cer » son ex­com­pagne. Elle, de son cô­té, pa­rais­sait prendre soin de ne pas (ou pas trop) ac­ca­bler Ber­kane Ma­kh­louf.

Mais hier après­mi­di, « le pacte dia­bo­lique » qu’au­raient conclu les deux amants pour pro­té­ger leurs in­té­rêts ju­di­ciaires res­pec­tifs, s’est « ébran­lé », es­time Me Charles Fri­bourg, avo­cat de Ni­co­las Cha­fou­lais.

« Cé­cile a por­té des coups à Fio­na. » La phrase est si­gnée Ber­kane Ma­kh­louf. Le beau­père de Fio­na l’a lâ­chée en vou­lant se mon­trer « sin­cère » en­vers Fa­ri­da (*), une amie en­ten­due comme té­moin.

Folle de rage

Cette ac­cu­sa­tion a ren­du Cé­cile Bour­geon folle de rage. « C’est toi qui m’ac­cable en pre­mier. Ah, tu veux jouer ? On va jouer. Tu peux te re­gar­der dans la glace, toi ? Ca m’éton­ne­rait », a­t­elle lan­cé à son ex­com­pa­gnon.

La dis­pute s’est ar­rê­tée bien vite, au grand dam des par­ties ci­viles qui es­pé­raient que cette crise au­rait pu nour­rir des ré­vé­la­tions.

Pour­quoi Cé­cile Bour­geon et Ber­kane Ma­kh­louf ne se dé­chirent­ils pas ? Au­raient­ils en­core des sen­ti­ments l’un pour l’autre ? Faut­il y voir ce « pacte dia­bo­lique » qu’évoquent les par­ties ci­viles ? Un ser­ment bâ­ti au­tour du scé­na­rio de l’en­lè­ve­ment de Fio­na ?

« Ils ne se sont pas vus de­puis un an, de­puis le pro­cès à Riom. A notre connais­sance, ils n’en­tre­tiennent pas de re­la­tion épis­to­laire de­puis leurs cel­lules », in­diquent Mes Re­naud et Gilles­Jean Por­te­joie, les conseils de la mère de Fio­na. « Leur re­la­tion est très am­bi­va­lente, tein­tée de res­pect », pour­suivent­ils.

L’avo­cat de Ber­kane Ma­kh­louf, Me Kha­ni­far, par­tage ce point de vue. Mais il dé­ment l’exis­tence d’un pacte. « Mon client n’est pas dans la stra­té­gie. Il est beau­coup plus hon­nête qu’on ne le croit ».

PHO­TO RÉ­MI DUGNE

DE­VANT LA COUR. Ques­tion­né briè­ve­ment sur sa vie sen­ti­men­tale, Ber­kane Ma­kh­louf ex­plique ne pas être « for­cé­ment amou­reux » de sa co-ac­cu­sée. Quant à elle, elle as­sure avoir « fait une croix sur le prince char­mant ».

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