Dan­ser et rê­ver avec Alice pour trouver sa place dans le monde

Le Groupe Gre­nade, hier soir (et jus­qu’à sa­me­di), à la Mai­son de la culture

La Montagne (Clermont-Volcans) - - Puy-de-dôme -

Ue pe­tite mer­veille ef­fec­ti­ve­ment que cet Alice, of­fert hier, à la Mai­son de la culture de Cler­mont, par les jeunes dan­seurs (âgés de 10 à 14 ans) du Groupe Gre­nade em­me­né par la cho­ré­graphe Jo­sette Baïz.

Au mo­ment de par­ler de l’im­por­tance du rêve pour com­prendre et nour­rir la réa­li­té, il convient de res­ter en équi­libre entre les deux mondes. Ce que ce spec­tacle construit au­tour du conte de Le­wis Car­roll par­vient à faire de bout en bout. Alice pro­fite d’un ha­bile do­sage entre nar­ra­tion et psy­cho­lo­gie. La cé­lèbre his­toire dé­file entre mots et images : le la­pin blanc certes mais sur­tout les fruits et fleurs dé­fen­dus, la chute, le ques­tion­ne­ment per­pé­tuel, l’au­to­ri­té vio­lente… Au­cun obs­tacle ne manque sur le che­min de l’en­fance.

La danse qui joue sans cesse avec les di­men­sions, les sen­ti­ments, les rythmes et les styles (du contem­po­rain au hip hop), illustre ce sou­hait im­pé­rieux de trouver sa juste place, phy­si­que­ment et in­tel­lec­tuel­le­ment.

Bien pen­sé, cet Alice entre deux mondes est aus­si idéa­le­ment réa­li­sé avec ces dan­seurs au corps d’en­fant mais aux mou­ve­ments d’adulte. On se de­mande bien ce que Jo­sette Baïz glisse à l’oreille de ses dan­seurs, pour qu’ils par­viennent, bien au­de­là de la tech­nique, à un tel ni­veau de cer­ti­tude et d’en­ga­ge­ment du geste et af­fichent aus­si clai­re­ment cette en­vie de ques­tion­ner l’exis­tence qui peut man­quer de sens… À l’ins­tar du rêve.

Ce spec­tacle de­meure très ac­ces­sible et il est tout à fait pos­sible de l’ap­pré­cier en fa­mille (dès 7 ans se­lon La co­mé­die de Cler­mont).

19 jeunes dan­seurs dont 12 Alice pour un ques­tion­ne­ment à la fois mul­tiple et uni­ver­sel.

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