La deuxième car­rière de Mar­ti­na Su­cha

Cet après-mi­di, comme de­puis 3 ans, la Slo­vaque Mar­ti­na Su­cha met­tra son ten­nis au ser­vice du Stade Cler­mon­tois pour la suite de la sai­son en 1re di­vi­sion, de­vant le TE Yon­naise. Ren­contre. Ex­n° 37 mon­diale, ti­tu­laire de deux titres WTA et d’une Fed Cup

La Montagne (Clermont-Volcans) - - Sports - Textes Jean-Phi­lippe Béal

Dis­po­sant d’un ta­lent l’ayant por­tée à la 37e place mon­diale et à la tête d’un pal­ma­rès des plus ho­no­rables (deux titres WTA, une Fed Cup), ta­lent que cache son ac­tuel clas­se­ment fran­çais (­15), la Slo­vaque Mar­ti­na Su­cha a of­fi­ciel­le­ment stop­pé sa car­rière de joueuse pro en 2008, mais « sait » en­core res­ter pré­sente sur les courts. Au ser­vice, no­tam­ment, de­puis trois ans, du Stade Cler­mon­tois, dans le cadre des cham­pion­nats de France par équipes.

Une com­pé­ti­tion par­fois dé­criée parce que fai­sant la part belle aux étran­gères (2/3 des joueuses uti­li­sées lors de la 1re jour­née, di­manche). Sauf à re­gar­der si l’in­ves­tis­se­ment de ces der­nières, même sur une pé­riode de com­pé­ti­tion aus­si courte (deux se­maines) ne se­rait pas, par­fois, su­pé­rieur à ce­lui de cer­taines Fran­çaises. « J’ai été con­tac­tée à l’époque car le club re­cher­chait une joueuse ca­pable de jouer en tant que JIFF », ex­plique Mar­ti­na qui, à (très) bien­tôt 37 ans, évo­lue donc avec ce si pré­cieux sta­tut de “joueuses is­sues de la fi­lière de for­ma­tion” ou as­si­mi­lées (car nées en 1981 ou avant, cas de Mar­ti­na), comme le sport hexa­go­nal en ré­clame dé­sor­mais dans nombre de dis­ci­plines. mais dans un tout autre contexte : ce­lui d’une équipe. Et en France, elles sont de ni­veau éle­vé, comme en Al­le­magne, alors qu’ailleurs, beau­coup moins. »

Une qualité de jeu que la com­pé­ti­tion fran­çaise doit à son for­mat, qui ne mo­bi­lise pas trop le ca­len­drier : « Les joueuses pros, même celles du Top 100­150, doivent en­chaî­ner les tour­nois, pour leur clas­se­ment mais aus­si, pour des be­soins fi­nan­ciers. Faire des “ex­tra” peut être in­té­res­sant mais on court un risque en jouant trop. »

« Juste une joueuse »

Un risque que ne connaît plus Mar­ti­na, qui se consacre dé­sor­mais d’abord à son rôle de coach. Une tran­si­tion qui n’eut, au dé­part, rien du pas­sage obli­gé : « J’avais ar­rê­té parce que j’étais lasse de par­cou­rir le monde sans ar­rêt pour mes tour­nois. De­ve­nir coach, je n’y ai pas pen­sé tout de suite, j’ai eu be­soin de faire un break. Et puis fi­na­le­ment… J’ai été en­traî­neure per­son­nelle at­ti­trée de joueuses. Mais quand j’ai vu que j’al­lais re­tom­ber dans la même “rou­tine” de ces voyages, j’ai pré­fé­ré me consa­crer aux plus jeunes, et res­ter au pays. »

Et coach aus­si, avec le SCTC ? « Oh non ! À Cler­mont, je suis juste une joueuse. Vincent (Mon­ney­ron) et Jacques (Pi­quet) s’oc­cupent de nous et ils font ça très bien ! »

L’Ukrai­nienne Gan­na Poz­ni­khi­ren­ko (à gauche) a re­joint le SCTC cette an­née seule­ment, Mar­ti­na Su­cha, elle, vient d’en­ta­mer sa troi­sième cam­pagne pour le club cler­mon­tois. PHOTO RÉ­MI DUGNE

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