Une prime au mé­rite pour les agents

Une ges­tion du per­son­nel unique au 1er janvier

La Montagne (Clermont-Volcans) - - Auvergne-rhône-alpes -

Les or­ga­ni­sa­tions syn­di­cales UN­SA, CGT, CFDT, FSU ap­pellent à la grève, ce ma­tin, à 10 heures, au siège de la Ré­gion.

Un mou­ve­ment qui in­ter­vient alors que, hier soir, les élus ré­gio­naux ont vo­té l’uni­for­mi­sa­tion des ho­raires et des ré­mu­né­ra­tions des agents. La ré­forme pré­voit que l’en­semble des 8.000 agents (dont 6.600 dans les ly­cées) tra­vaillent 1.607 heures par an, soit ef­fec­ti­ve­ment 35 heures, dès 2018. Se­lon les ser­vices de la Ré­gion, le temps de tra­vail de la ma­jo­ri­té des sa­la­riés se si­tue ac­tuel­le­ment entre 31 et 34 heures.

Les ré­gimes in­dem­ni­taires se­ront éga­le­ment ali­gnés. Dans le même temps, l’en­semble des ac­quis se­ront sup­pri­més, comme les cinq jours du pré­sident en vi­gueur en ex­Rhône­Alpes.

Pé­ti­tion des agents au­ver­gnats

En contre­par­tie, la Ré­gion s’en­gage à em­bau­cher 450 per­sonnes ayant un sta­tut pré­caire dans les deux an­nées à ve­nir, à rendre pos­sible le té­lé­tra­vail, et en­fin à ins­tau­rer une prime an­nuelle de mé­rite, d’un mon­tant de 300 €, à par­tir du 1er janvier 2019.

Des com­pen­sa­tions qui ne pa­raissent pas suf­fi­santes à une ma­jo­ri­té de sa­la­riés du siège de Cler­montFer­rand. Plus de 200 d’entre eux (sur les 350 du site) ont si­gné une lettre ou­verte adres­sée à Laurent Wau­quiez. Ils y font part d’un « fort sen­ti­ment d’in­jus­tice au vu des in­éga­li­tés de trai­te­ment exis­tantes ». Ils re­grettent no­tam­ment de ne pas avoir ob­te­nu de com­pen­sa­tion à la prime de fin d’an­née (1.200 eu­ros bruts) que touchent les agents rhô­nal­pins em­bau­chés avant le 31 décembre 2015.

« Fuite de cer­veaux »

Cette lettre montre un ras­le­bol, car, pré­cisent les si­gna­taires, « l’en­semble des agents au­ver­gnats a été ( jusque­là) as­sez souple face aux mul­tiples chan­ge­ments aux­quels il a fal­lu s’adap­ter. »

L’ap­pel à la grève de ce ma­tin ne porte pas sur le temps mais les condi­tions de tra­vail. À plu­sieurs re­prises, hier, des élus d’op­po­si­tion ont rap­por­té le sen­ti­ment de mal­être des sa­la­riés de la Ré­gion. Cé­cile Cu­kier­man (PCF) a été la plus vi­ru­lente, as­su­rant que les agents sont « es­so­rés ». Cer­tains se­raient même « pla­car­di­sés ». Huit cents d’entre eux au­raient quit­té les ser­vices de­puis deux ans, a­t­elle ajou­té. L’élue li­gé­rienne a aus­si par­lé de « fuite des cer­veaux » vers d’autres col­lec­ti­vi­tés. « S’il s’agit des postes de di­rec­teurs, j’as­sume », nous a ré­pon­du Laurent Wau­quiez. « Quand nous sommes ar­ri­vés il y en avait soixante ! Ils sont au­jourd’hui une quin­zaine ».

Quant aux 800 postes en moins, il s’agit, se­lon le ca­bi­net du pré­sident, d’un « mythe », né de la sus­pen­sion tem­po­raire de contrat de 800 CDD au mo­ment des fêtes de Noël, en 2015. Les­quels au­raient re­trou­vé leur em­ploi quelques se­maines plus tard.

P. COUBLE

EM­PLOI. Une ma­jo­ri­té des 350 agents tra­vaillant sur le site de Cler­mont-Fer­rand viennent d’adres­ser une lettre ou­verte au pré­sident Wau­quiez dans la­quelle ils disent res­sen­tir un sen­ti­ment d’in­jus­tice par rap­port à leurs col­lègues lyon­nais.

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