Le for­ce­né me­nace de se faire sau­ter au com­mis­sa­riat de Tulle

La Montagne (Clermont-Volcans) - - Région - Ju­lien Ba­chel­le­rie

Si elle a pu se po­ser tôt hier ma­tin, la ques­tion d’une ac­tion ter­ro­riste au com­mis­sa­riat de Tulle a été to­ta­le­ment écar­tée au pro­fit de la thèse d’un acte dic­té par une dé­tresse psy­cho­lo­gique.

Les en­quê­teurs du SRPJ de Li­moges de­vaient en­tendre, hier soir, le Tul­liste de 48 ans qui s’est in­tro­duit tôt, hier ma­tin, dans le com­mis­sa­riat de Tulle. Il a été bles­sé aux jambes lors de sa neu­tra­li­sa­tion, à 8 h 30, par les po­li­ciers du Raid. Mais « son pro­nos­tic vi­tal n’est pas en­ga­gé et son état de san­té est com­pa­tible avec une au­di­tion », in­di­quait hier Agnès Au­boin, pro­cu­reur de la Ré­pu­blique de Tulle.

Le for­ce­né, qui s’était re­tran­ché dans les lo­caux de la po­lice de Tulle dès 3 h 40 du ma­tin, a été bles­sé aux jambes par au moins deux tirs des po­li­ciers du Raid « au mo­ment où il ve­nait à leur con­tact », a ex­pli­qué la ma­gis­trate, qui a pré­ci­sé que le mis en cause me­na­çait de se faire ex­plo­ser. Les pre­mières consta­ta­tions ont ra­pi­de­ment mon­tré que la cein­ture d’ex­plo­sifs qu’il por­tait était fac­tice, de même qu’une arme à feu gros­siè­re­ment bri­co­lée. Alors que son pla­ce­ment en garde à vue ve­nait de lui être si­gni­fié, il a été d’abord pris en charge par le mé­de­cin des forces de l’ordre, puis ad­mis aux ur­gences du centre hos­pi­ta­lier de Tulle.

Fra­gi­li­té psy­cho­lo­gique

Le qua­dra­gé­naire, an­cien lé­gion­naire qui ré­side dans le quar­tier du Trech où des per­qui­si­tions ont été me­nées hier, en fin de ma­ti­née, n’avait pas d’an­té­cé­dents ju­di­ciaires, mais souf­frait d’une fra­gi­li­té psy­cho­lo­gique connue. « Des in­ves­ti­ga­tions sont en cours, mais il se dé­gage ce soir l’hy­po­thèse d’un pas­sage à l’acte pour des rai­sons per­son­nelles, no­tam­ment en lien avec sa si­tua­tion conju­gale. Sa com­pagne lui avait an­non­cé la veille qu’elle le quit­tait. Des ana­lyses toxi­co­lo­giques mon­tre­ront s’il avait ab­sor­bé des sub­stances avant les faits. »

Les quatre fonc­tion­naires de po­lice qui se trou­vaient dans le com­mis­sa­riat lors de son ir­rup­tion ont, a pré­ci­sé le pré­fet, « agit avec sang­froid, dis­cer­ne­ment et une grande ré­ac­ti­vi­té ».

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