Léo­nard, dit Jean Farges, sol­dat de 1870

Mar­cel Pa­ri­naud tra­vaille et pour­suit ses re­cherches sur la vie lo­cale au XIXe siècle

La Montagne (Corrèze) - - Ussel Pays D'ussel -

Tel un chro­ni­queur du pas­sé, Mar­cel Pa­ri­naud s’est in­té­res­sé au des­tin de Léo­nard, un sol­dat de 1870. Ren­contre.

De­puis deux dé­cen­nies, Mar­cel Pa­ri­naud tra­vaille et pour­suit ses re­cherches sur la vie lo­cale au XIXe siècle. Tel un jour­na­liste du pas­sé, il a dé­jà, à son ac­tif, plu­sieurs pu­bli­ca­tions et ou­vrages.

Par un tra­vail de re­cherches ri­gou­reux, il a ain­si ré­vé­lé au grand pu­blic l’épo­pée des mar­chands de vins de Mey­macP­rès­Bor­deaux et consa­cré beau­coup d’éner­gie à la créa­tion de l’es­pace mu­séo­gra­phique Jean Gaye­Bor­das, au pôle cultu­rel Clau del país, à Meymac.

Dans la col­lec­tion « Ch­ro­niques des hautes terres », aux édi­tions de l’Es­per­luette, il pré­sente un nou­veau texte : Léo­nard dit Jean Farges sol­dat de 1870.

■ Com­ment en êtes-vous ve­nu à vous in­té­res­ser à l’his­toire lo­cale? Tout a com­men­cé par la gé­néa­lo­gie. J’ai des at­taches fa­mi­liales mey­ma­coises. J’ai d’abord fait des re­cherches sur ma propre famille. Puis, de fil en ai­guille, je me suis in­té­res­sé à la po­pu­la­tion et au ter­ri­toire. Je me suis vite aper­çu que c’était un bon ou­til pour plon­ger dans la vie d’une com­mune sous l’An­cien Ré­gime (cf La Vie de Meymac de 1600 à 1800). Et je me suis pris au jeu.

■ Ce­la né­ces­site beau­coup de ri­gueur. Oui; Je ne suis pas his­to­ rien de for­ma­tion, mais je mène une en­quête mi­nu­tieuse en m’ap­puyant sur des do­cu­ments, des té­moi­gnages, afin de pro­po­ser une syn­thèse ob­jec­tive.

■ Par­lez-nous de Léo­nard dit Jean Farges. Né en 1844 à L’Herm de Com­bres­sol, cet homme a vé­cu la guerre de 1870. Il a d’abord faire son ser­vice mi­li­taire en 1865 en Al­gé­rie. Li­bé­ré au dé­but de l’an­née 1870, il est vite rap­pe­lé pour par­tir à la guerre. A Se­dan, comme toute l’ar­mée fran­çaise, il est fait pri­son­nier. Après sa li­bé­ra­tion, il par­ti­cipe à la Com­mune de Pa­ris. Dans un carnet, il a re­tra­cé, a pos­te­rio­ri, son par­cours, au jour le jour. Il dé­crit la guerre qu’il a vé­cue avec son style, son re­gard. Ce qui m’a in­té­res­sé, c’est de re­pla­cer cette « pe­tite his­toire » dans la grande His­toire. J’ai donc mis son par­cours en pa­ral­lèle avec deux autres textes : ce­lui du prince Bi­bes­co, of­fi­cier com­man­dant un ba­taillon, qui a sui­vi le même par­cours que Léo­nard. Ce­la m’a per­mis d’ap­por­ter un éclai­rage mi­li­taire. Pour la di­men­sion lit­té­raire, j’ai choi­si le texte de La Dé­bâcle, consa­cré à la guerre de 70 dans les Rou­gon­Mac­quart de Zo­la, où le hé­ros est dans le même corps d’ar­mée que Léo­nard, et qui a le même pro­fil. ■

RE­CHERCHES. Après plu­sieurs pu­bli­ca­tions et ou­vrages, Mar­cel Pa­ri­naud s’est in­té­res­sé à Léo­nard, un sol­dat de 1870.

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