LA SE­MAINE DE JACQUES MAILHOT

La Montagne (Corrèze) - - Septième Jour -

On pen­sait jusque-là que les « rè­gle­ments de comptes » étaient ré­ser­vés aux mal­frats et aux mau­vais gar­çons.

Il n’en est rien. Dé­sor­mais, le mi­lieu po­li­tique (peut­être un pléo­nasme) est à son tour vic­time de ces pra­tiques ex­pé­di­tives. Plus un jour ne passe sans qu’un ex­can­di­dat ne fasse l’ob­jet d’un rè­gle­ment de ses comptes de cam­pagne.

Ma­cron au­rait sous­payé ; Sar­ko­zy sur­fac­tu­ré ; Fillon se se­rait fait en­tre­te­nir comme un co­que­let de luxe… Be­noît Ha­mon au­rait eu des pe­tites re­mises, les Zé­nith étant trop grands pour lui. Et même Mé­len­chon au­rait abu­sé d’une in­no­cente as­so­cia­tion po­pu­laire.

Face à ce dé­fer­le­ment de vio­lences comp­tables, on a du mal à com­prendre les ai­greurs de Fran­çois Hol­lande qui ne par­vient pas à se re­mettre de n’avoir pu être lui aus­si can­di­dat. Il de­vrait au contraire bé­nir ses amis so­cia­listes qui ont fait de leur mieux pour lui évi­ter ces in­fa­mies.

Ima­gi­nez que notre pré­sident nor­mal se soit re­pré­sen­té. Au­jourd’hui, il au­rait l’as­so­cia­tion FRICC sur le dos… Le Front Ré­pu­bli­cain d’In­ter­ven­tion Contre la Cor­rup­tion… À ne pas confondre avec le FROC, qui dé­nonce les can­di­dats qui baissent leur pan­ta­lon entre les deux tours contre un ma­ro­cain mi­nis­té­riel.

Nous vi­vons une époque dé­li­cieuse. Il faut sa­voir en pro­fi­ter. Ain­si les ly­céens de 2018 qui se­ront en­core mieux lo­tis que ceux de 1968… puis­qu’on pour­ra leur dire : « Vous avez ra­té votre bac ? » « Non, j’ai ra­té mon train »… Mer­veilleux non ?

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