Un centre de pré­ven­tion du burn-out

La Montagne (Creuse) - - La Une - Vir­gi­nie Mayet vir­gi­nie.mayet@cen­tre­france.com

La créa­trice de la pre­mière école de so­phro­lo­gie en An­gle­terre et pré­si­dente de la Fé­dé­ra­tion des écoles pro­fes­sion­nelles de so­phro­lo­gie (FEPS), Flo­rence Pa­rot est en train de créer une “Bulle de re­pos” en Creuse au­tour de la pré­ven­tion du bur­nout.

En par­tant voir Flo­rence Pa­rot, so­phro­logue, je m’at­ten­dais à tom­ber sur quel­qu’un de très calme, à la voix si­ru­peuse. Mais je me re­trouve fi­na­le­ment face à une mère de fa­mille dy­na­mique, ba­varde et hy­per­ac­tive. Une so­phro­logue qui se lance un nou­veau dé­fi : créer un centre pour se res­sour­cer grâce à la so­phro­lo­gie, dans sa mai­son fa­mi­liale de La Serre­Bus­sière­Vieille.

La Bulle de re­pos se­ra des­ti­née à tous ceux qui sentent que la pres­sion, la fa­tigue ou le stress s’in­ten­si­fient et qu’il est temps de dé­con­nec­ter un peu avant le burn­out ! Et cette spé­cia­liste dans la ges­tion et la pré­ven­tion en burn­out, sait de quoi elle parle…

Une mé­thode pour op­ti­mi­ser son éner­gie

La so­phro­lo­gie, elle l’a dé­cou­verte as­sez tôt, lors­qu’à 23 ans elle suit une for­ma­tion pour de­ve­nir in­ter­prète. La pres­sion est telle qu’elle craque. « On nous a pous­sés, pous­sés et j’ai fi­ni à l’hô­pi­tal. À l’époque on n’em­ploie pas en­core le terme de burn­out mais mon mé­de­cin gé­né­ra­liste a eu l’in­tel­li­gence de sa­voir m’ac­com­pa­gner. » Il lui conseille la so­phro­lo­gie. Et il a rai­son. « Elle m’a ai­dée à me ré­ta­blir. » Flo­rence tra­vaille en­suite dans la ges­tion pour des grandes en­tre­prises in­ter­na­tio­nales. Puis, il y a plus de dix ans, elle dé­cide de se re­con­ver­tir dans la so­phro­lo­gie, passe un di­plôme en deux ans et se fait très vite un nom.

« Dans mon ca­bi­net, je tra­vaillais avec des étu­diants en école de com­merce et des spor­tifs, des dan­seurs. » Car, contrai­re­ment à ce que pour­rait pen­ser le néo­phyte, la so­phro­lo­gie n’est pas un simple moyen de se dé­tendre, c’est plu­tôt une mé­thode pour ap­prendre à gé­rer son stress et aus­si « op­ti­mi­ser son éner­gie ». Elle aide à la concen­tra­tion. Flo­rence ra­conte alors l’anec­dote de l’équipe de ski suisse, à la veille des JO de Gre­noble. Dé­ses­pé­rés de ne plus dé­cro­cher de mé­dailles, ils sont al­lés ren­con­trer, en se­cret, un so­phro­logue qui com­men­çait à tra­vailler sur le sport. « Comme les skieurs ont ra­flé beau­coup de mé­dailles, ils n’ont pu s’em­pê­cher d’en par­ler après la com­pé­ti­tion. Ce qui a contri­bué à un im­por­tant dé­ve­lop­pe­ment de la so­phro­lo­gie, no­tam­ment dans le do­maine du sport. »

At­ti­rée comme un ai­mant par l’An­gle­terre, Flo­rence part très vite ten­ter sa chance de l’autre cô­té de la Manche, dans le Kent, tout en conser­vant son ca­bi­net en France. Elle crée même en An­gle­terre la pre­mière école de so­phro­lo­gie, The So­phro­lo­gy Aca­de­my, il y a huit ans. « C’est un Es­pa­gnol qui en­sei­gnait en fran­çais et en an­glais qui a in­ven­té la so­phro­lo­gie et elle s’est peu dé­ve­lop­pée outre­Manche. Il y avait tout à faire et j’aime bien cette idée ! »

Peu à peu, Flo­rence se rend compte qu’elle re­çoit de plus en plus de per­sonnes en stress ex­trême ou en burn­out. « Je me suis dit : c’est cu­rieux, ça cor­res­pond bien à ce que je sais faire puisque j’avais vé­cu ce re­jet. C’est na­tu­rel­le­ment que je suis de­ve­nue spé­cia­liste dans ce do­maine. » Forte de son ex­pé­rience, Flo­rence conseille de ré­agir avant d’ar­ri­ver à la rup­ture. « En cas de gros stress ou de burn­out, la per­sonne chan­ge­ra peut­être de voie mais pas for­cé­ment. Elle peut aus­si ap­prendre à tra­vailler au­tre­ment, pas moins, juste dif­fé­rem­ment ! »

Dès le mois de fé­vrier, la so­phro­logue ac­cueille­ra des per­sonnes à La­va­veix­les­Mines en at­ten­dant que la mai­son de fa­mille soit ré­amé­na­gée avec un spa. L’ob­jec­tif : se dé­con­nec­ter, ré­ap­prendre à écou­ter son corps et ap­prendre des ou­tils pour amé­lio­rer sa qua­li­té de vie. Et Flo­rence at­tend d’ores et dé­jà des per­sonnes de toute la France, voire de l’étran­ger ! ➔ Contact. En at­ten­dant d’amé­na­ger la ferme fa­mi­liale, Flo­rence Pa­rot re­çoit aux Ate­liers de la mine à La­va­veix-les-Mines et la par­tie hé­ber­ge­ment, spa et soins se­ra ef­fec­tué à Au­bus­son aux Mai­sons du Pont. www.la­bul­le­de­re­pos.com ; email : in­fo@la­bul­le­de­re­pos.com ; Tel. 06.68.16.02.04.

PHOTO ÉLO­DIE RICHERT

LA SERRE-BUS­SIÈRE-VIEILLE. Flo­rence Pa­rot, 47 ans, se lance dans un nou­veau dé­fi, un nou­veau pro­jet un centre de ges­tion et de pré­ven­tion du burn-out dans sa mai­son fa­mi­liale creu­soise. : créer

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