« On va jouer crâ­ne­ment notre chance »

Oli­vier Bour­gain se confie avant d’af­fron­ter Kras­no­dar­Li­moges CSP, ce soir (18 h 30)

La Montagne (Creuse) - - Sports - Mat­thieu Ma­rot Twit­ter : @Mat­thieuMa­rot7

S’il sait très bien que Li­moges n’au­ra pas les fa­veurs des pro­nos­tics, Oli­vier Bour­gain at­tend une belle pres­ta­tion du CSP voire un ex­ploit, ce soir, en Rus­sie.

Vous de­vez avoir hâte que ce « road trip » avec quatre matchs en

onze jours se ter­mine… Ça fait long… Très long. Mais on ne va pas se plaindre. Ce n’est que du bon­heur. Et avant tout, ce­la fait par­tie du tra­vail. Quand tu es joueur de bas­ket pro­fes­sion­nel et que tu joues une Coupe d’Eu­rope, tu es pré­pa­ré à mettre tes ba­gages en stand­by quelques mi­nutes avant de les re­prendre pour re­par­tir. Après, c’est men­tal. On au­ra un break de trois­quatre jours après An­tibes. Au­jourd’hui, on ne parle pas de fa­tigue entre nous. Juste de jouer un match su­per ex­ci­tant contre un ogre. On va jouer crâ­ne­ment notre chance. On n’a pas de pres­sion. Qu’at­ten­dez-vous de cette ren­contre ? J’at­tends une pro­gres­sion col­lec­tive et in­di­vi­duelle de cer­tains joueurs. Je veux voir com­ment notre équipe ré­agit à l’ex­té­rieur face au très haut ni­veau eu­ro­péen. On sait très bien qu’on a failli les battre au match al­ler (63­61). Mais c’était à Beau­blanc et il s’agis­sait du pre­mier match d’Eu­ro­cup.

Que se­rait pour vous une soi­rée réus­sie à Kras­no­dar ?

Une vic­toire bien sûr ! Il n’y a que la vic­toire qui est belle. Après, si on ve­nait à faire un match col­lec­ti­ve­ment abou­ti avec des joueurs forts dans les duels, ce se­rait dé­jà une bonne soi­rée. La vic­toire se­rait im­pro­bable, je ne met­trais pas d’ar­gent sur ce match, mais on ne fait ja­mais un dé­pla­ce­ment sans avoir au­cune chance de ga­gner. Même à Kras­no­dar.

Quelle se­rait l’in­dis­pen­sable condi­tion pour rem­por­ter cette ren­contre ?

On de­vra mon­trer une énorme so­li­da­ri­té dé­fen­sive et es­pé­rer un éven­tuel re­lâ­che­ment de Ku­ban. Jouer Li­moges pour eux n’est pas for­cé­ment un pro­blème. Ils au­ront peut­être les mains en haut du gui­don… En tout cas, tout dé­pen­dra de notre pre­ mier quart­temps. On ver­ra com­ment on au­ra ré­cu­pé­ré des deux jours de voyage.

Le conte­nu de­vra être bien meilleur qu’à Vil­nius…

Le conte­nu a été pauvre à Vil­nius mais ça peut ar­ri­ver. On est en­core au dé­but de la sai­son. Sur­tout nous sommes une équipe jeune. Je ne veux pas me ca­cher der­rière ça mais on a chan­gé dix joueurs et le coach. On n’a pas de vé­cu. En plus, on en­chaîne les matchs. On em­ma­ga­sine de l’ex­pé­rience mais on manque d’en­traî­ne­ments. J’ai­me­rais bien qu’on ait quinze jours de pré­pa­ra­tion à Beau­blanc pour pou­voir tra­vailler sur nos points faibles.

Vous par­lez tou­jours de la jeu­nesse de votre équipe. Com­bien de temps fau­dra-til pour la voir à son meilleur ni­veau ?

On se­ra une équipe très dif­fé­rente après les 6­7 pre­miers matchs de la phase re­tour. Avec l’Eu­ro­cup et des res­pon­sa­bi­li­tés im­por­tantes, nos jeunes joueurs, Axel (Bou­teille), William (Ho­ward) et Mam (Jai­teh) vont évo­luer très

vite.

Que re­dou­tez-vous le plus au sein de cette équipe de Kras­no­dar ?

Leurs 25 mil­lions d’eu­ros de bud­get ! Fran­che­ment, leur col­lec­tif était pauvre à Beau­blanc mais leurs in­di­vi­dua­li­tés comme Ra­gland ou Babb étaient au top ni­veau eu­ro­péen. Ce sont des joueurs d’ex­cep­tion qui sont ca­pables de chan­ger les matchs sans l’ap­port du col­lec­tif. Si on avait re­ti­ré Joe Ra­gland au match al­ler, je pense qu’ils au­raient per­du as­sez lour­de­ment. J’ai peur de leurs in­di­vi­dua­li­tés. Mais on n’a rien à leur en­vier col­lec­ti­ve­ment. Bien au contraire.

Une vic­toire à Kras­no­dar se­rait-elle sy­no­nyme de Top 16 ?

Il en man­que­ra sans doute en­core une mais on re­ce­vra Bil­bao et Vil­nius. On sait très bien que si on perd contre Ku­ban, il fau­dra rem­por­ter ces deux matchs à do­mi­cile et que si on gagne, on au­ra un jo­ker. Je consi­dère qu’à 4 vic­toires on se­ra au Top 16.

Que vous ap­porte Dru Joyce?

De la sé­ré­ni­té. C’est un joueur qui ne veut pas mar­quer de points. C’est rare à Li­moges. Il veut faire briller son co­pain. C’est un fai­seur de jeu.

AJ En­glish est-il une er­reur de cas­ting ?

J’ai per­du as­sez de temps avec ça. Je suis content de le voir par­tir.

« On n’a rien à leur en­vier col­lec­ti­ve­ment »

PHO­TO THO­MAS JOUHANNAUD

MERCATO. Oli­vier Bour­gain se fé­li­cite du re­cru­te­ment de Dru Joyce pour rem­pla­cer AJ En­glish.

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