« Il ne fau­drait pas que ce­la dure trois se­maines de plus »

La Montagne (Creuse) - - Limousin L'actu - Pas­cal Gou­my

Pour le pré­sident de la Chambre d’agri­cul­ture de la Cor­rèze, To­ny Cor­ne­lis­sen, il est trop tôt pour ti­rer la son­nette d’alarme par rap­port aux aléas cli­ma­tiques de ces der­niers jours.

Les fortes pluies ont même se­lon lui « un cô­té po­si­tif après une pre­mière par­tie d’hi­ver as­sez sèche. On s’in­quié­tait du ni­veau des sources. Elles sont en train de re­trou­ver leur nor­ma­li­té et elles se­ront peut­être bien utiles si l’on doit faire face à une pé­riode de sé­che­resse pen­dant l’été. »

Si les cultures se­mées « ne souffrent pas plus que ça », il re­con­naît que « la ré­colte four­ra­gère a pris du re­tard et qu’avec toute cette eau, elle risque d’être de moindre qua­li­té. A par­tir du mo­ment où le four­rage a ter­mi­né sa crois­sance, sa qua­li­té se dé­grade et le vo­lume n’aug­mente plus. Sur­tout, on n’a pas la re­pousse. La deuxième coupe est plus hy­po­thé­tique. »

« Les ani­maux ne souffrent pas »

Quant aux ani­maux pré­sents dans les champs, ils ne souf­fri­raient pas trop des fortes pré­ci­pi­ta­tions. « Ils craignent l’eau très froide, la neige fon­dante, plus que les pluies de juin sous des tem­pé­ra­tures éle­vées. Cer­taines es­pèces, comme les chèvres, ne sortent pas quand il pleut. Idem pour les vo­lailles éle­vées en plein air qui vont res­ter au sec. Il faut aus­si être vi­gi­lants pour les mou­tons, que l’on ne va pas tondre s’ils ont la laine mouillée. Pour les bo­vins, les agri­cul­teurs ren­tre­ront la vache qui doit vê­ler dans un ré­flexe de pré­cau­tion. »

Si ce n’est sur la ques­tion « des vio­lentes plu­vio­mé­ tries qui peuvent en­gen­drer de l’éro­sion », To­ny Cor­ne­lis­sen reste phi­lo­sophe de­vant les ca­prices du ciel.

« Il n’y a pas pé­ril en la de­meure>

« Ce­la fait par­tie de la vie. Comme di­saient les anciens, la na­ture re­prend tou­jours ses droits et les équi­libres fi­nissent par se faire. Il n’y a pas pé­ril en la de­meure pour l’ins­tant, mais il ne fau­drait pas que ce­la dure trois se­maines de plus. Un agri­cul­teur est ras­su­ré quand son four­rage est ren­tré ».

».PHO­TO : AGNÈS GAU­DIN.

CHAMBRE. Pour To­ny Car­ne­lis­sen, « la ré­colte four­ra­gère a pris du re­tard

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