Vive émo­tion au len­de­main du sau­ve­tage d’une fillette par le GIGN

■ HAUTE-VIENNE

La Montagne (Creuse) - - La Une - Pierre Vi­gnaud pierre.vi­gnaud@cen­tre­france.com

Le GIGN a rem­pli sa mis­sion jeu­di, en sau­vant une fillette sé­ques­trée à La Roche-l’Abeille. Pour les ha­bi­tants, cette in­ter­ven­tion reste dans toutes les têtes.

Au len­de­main de l’in­ter­ven­tion du GIGN, la route Saint­Laurent, à La Roche­l’Abeille, a re­trou­vé un calme ha­bi­tuel et un si­lence de cir­cons­tance. Au nu­mé­ro 15, qua­si­ment rien ne rap­pelle le drame qui s’est joué jeu­di : la mort d’un homme par in­cen­die vo­lon­taire, le sau­ve­tage in ex­tre­mis d’une fillette sé­ques­trée. Seul un trou dans le grillage de la pro­prié­té marque le pas­sage des forces spé­ciales. Les ha­bi­tants ont été re­lo­gés dans un gîte par la mai­rie, qui a éga­le­ment mis en place une cel­lule psy­cho­lo­gique pour les en­fants et les adultes concer­nés par cette af­faire.

Car le choc est dans toutes les têtes, mais pas sur toutes les lèvres. Cer­tains re­fusent d’ a b o r d e r la ques­tion. « J’ai en­ten­du pleu­rer la pe­tite une bonne par­tie de l’après­mi­di. Je suis très cho­quée », ré­sume une ha­bi­tante, dont

la pro­prié­té touche celle de la mai­son as­saillie. Pour une autre voi­sine, l’émo­tion est en­core forte. « J’ai beau­coup pen­sé à la pe­tite fille hier soir, jus­qu’au dé­part des forces de l’ordre vers 22 h 30. Pen­dant l’opé­ra­tion, nous n’avions que très peu d’in­for­ma­tions. On ne sa­vait pas s’il fal­lait res­ter ou par­tir » . Na­tha­lie elle, a fait le choix de pro­té­ger ses en­fants. « Quand j’ai

vu le qu’il se pas­sait quelque chose d’ a n o r m a l , nous sommes par­tis avec les en­fants vers un plan d’eau. On a eu peur. On vou­lait les pro­té­ger », ex­plique cette mère de trois en­fants.

Quand ce n’est pas l’in­quié­tude qui ha­bite les pr in­ci­paux té­moins de cette jour­née, c’est la stu­pé­fac­tion. Ré­my, agri­cul­teur à La Roche­l’Abeille, était sur sa mois­son­neuse

près du stade de La Meyze quand il a vu trois hé­li­co­ptères at­ter­rir. « Tout de s u i t e, d e s h o m m e s en noir, sur­équi­pés, sont des­cen­dus. C’était vrai­ment très im­pres­sion­nant. J’ai alors com­pris que ce qu’il se pas­sait était vrai­ment grave. »

Au lieu­dit de la Tra­verse, le drame fa­mi­lial n’a pas lais­sé de marques vi­sibles. Mais l’évé­ne­ment a mar­qué les es­prits. ■

PHOTO É. RO­GER

OPÉ­RA­TION. Après l’agi­ta­tion, le calme est re­ve­nu au bord de la route Saint-Laurent.

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